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 Divagation de l'âme [J.Faucett]

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MessageSujet: Divagation de l'âme [J.Faucett]  Sam 24 Mar - 21:05

Isidore petit-déjeunait, comme à son habitude, dès l’aurore. Il aimait la solitude de la grande-salle et la beauté du ciel qui s’étalait au-dessus de sa tête lorsque le soleil caressait Poudlard de ses premiers rayons encore pâles. Qu’on soit samedi n’y changeait rien. Que les examens des ASPICS soient dans quelques jours à peine n’allait pas non plus l’influencer. Il n’en avait rien à faire, et il se demandait s’il ne devait pas s’en inquiéter…
Il haussa les épaules, mordit dans son toast et songea à son programme de la journée. Ses pensées s’éparpillèrent et il se déconnecta de la réalité, des rares étudiants qui allaient et venaient autour de lui. Il reprit conscience de ce qui l’entourait lorsqu’il traversait un couloir du cinquième étage où s’alignaient des statues antiques qui s’amusaient à dévoiler leurs corps de leurs drapés. Et c’était à cet instant qu’il réalisa l’étrange connexion entre ses pensées et ses pas. Il observa ces corps, parfois masculins et parfois féminins, qui agrémentaient la galerie en songeant qu’il devait probablement être agréable d’aimer. Ses pensées s’étaient tournées une nouvelle fois vers ses sentiments, qu’il éprouvait ou non, et cette interrogation : devait-il les révéler ? Sans en avoir conscience, il s’approcha de la statue la plus proche. Ses yeux s’attardèrent sur les muscles saillants de l’homme en marbre, ses proportions dorées, la force exprimée par ses avant-bras, son visage rude, les muscles tendus de son cou, la fermeté de son ventre musclé, ses cuisses saillantes…

-Tu sais, je ne suis pas du genre à… m’exprimer ainsi. Je me tais et j’observe. Mais à t’observer, depuis… he bien, depuis quelque temps, je me sens différent. Plus matériel. Doté de vie, presque, comme si ce que tu pensais de moi pouvait m’importer.

Isidore s’approcha de la statue, frôla ses bras froids et plongea ses yeux dans ceux, immobiles, de cet inconnu de marbre. Il ne réalisa pas qu’il n’était pas seul, ou alors son esprit l’en informa et il s’en moquait éperdument. Alors il continua, tandis que quelques curieux s’approchaient aussi discrètement que possible pour suivre la scène.

-Mais voilà, parfois mes pensées doivent m’échapper, devenir matérielles pour que je prenne conscience du poids des choses, de ces secrets immatériels que je charge. Et toi, tu… fais partie de mes secrets, sans que je sache pourquoi. Mes pensées s’envolent régulièrement vers toi. Tes yeux, son sourire, même s’il est timide ou qu’il ne m’est pas destiné, la douceur de ta peau…

Isidore s’échappa dans les méandres de son esprit, bouleversé par ses mots. Jamais il n’avait tenu un tel discours, jamais il n’aurait songé en tenir un. Bien entendu il n’était pas destiné à … À qui ? Quelques visages lui apparurent, deux plus scintillants que d’autres. Godric et Amber. Ils étaient les seuls avec qui il était véritablement en contact, ceux pour qui il délaissait ses sombres pensées pour s’intégrer au moment présent. Ceux qui pourraient recevoir ses mots, sa déclaration. Eux qui donnaient à sa vie un sens. Et ces autres dont il taisait les noms, ceux que son esprit essayait d’oublier, il ne voulait pas ouvrir son esprit -et encore moins son cœur- à d’autres. Et pourtant, leurs ombres étaient là. Alors à qui destinait-il ses mots ?

-Alors, toi et moi… Qui sommes-nous ? Que sommes-nous l’un pour l’autre ? ces mots ne sont-ils pas Souffrance ? N’est-ce pas le couperet tranchant qui mettra fin à cette idylle, à ces instants insaisissables et sucrés, à cette indécision et ces mots tus ? Je ne veux rien espérer de toi, par peur d’être déçu. Je ne peux pas combler tes attentes, mais j’aimerais gouter à la saveur de tes lèvres. J’aimerais avancer sur ce chemin sinueux de la découverte, chasser l’obscurantisme et convertir ces rêves de caresses en promesses érotiques.

Il s’était rapproché. Le souffle d’Isidore frôlait le visage de la statue, il sentait le froid irradier, la perfection de la surface de son visage…
Il se troubla devant l’absence de réaction de son amant. Isidore papillonna des yeux, se tendit et se recula brusquement, brusquement frappé par un éclat de conscience. Mais que faisait-il ?!


Dernière édition par Isidore A. Hepburn le Ven 8 Juin - 3:03, édité 1 fois
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J. Faucett
Bonjour ! J'appartiens à la maison : Serdaigle J'ai posté : 1050 hiboux. Grâce à moi ma maison a gagné : 243 pour une aventure ! Je suis de la génération : 1998 . Je suis un aventurier : on peut me blesser A savoir sur toi : Elle ne voulait pas se retrouver ici Elle s'entend très bien avec les gens de 1977 ce qui la perturbe elle est sortie avec Caleb, qu'elle aime toujours sans réellement se l'avouer elle ne veut pas s'attacher par peur de perdre elle est énervée de ne pas savoir quel est le véritable but de ce voyage dans le temps énervée aussi depuis septembre 1977 comme si quelque chose la dérangeait

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MessageSujet: Re: Divagation de l'âme [J.Faucett]  Sam 31 Mar - 10:30

Divagation
Isidore Hepburn & Jaylin Faucett
ASPIC de merde ! Attendez, elle avait le droit de dire ça ? Même s’il s’agissait des examens qui vous faisait quitter Poudlard ? Oui Jaylin avait le droit de pester contre les examens, non seulement parce que c’était agaçant de devoir réviser, mais qu’en plus elle savait qu’elle allait devoir les repasser plus tard. Stupidité ! Le seul point positif de ce voyage dans le temps c’était sa rencontre avec Caleb, Ayla et Télia. Les rencontres avaient été nombreuses, mais en ce qui concernait le reste, Jay trouvait vraiment ça agaçant de devoir continuer à étudier pour au final devoir tout recommencer. Ils auraient dû comme elle l’avait proposé à leur arriver : accomplir leur mission et simplement se casser d’ici. Certes elle aurait loupé des choses, beaucoup de choses, mais cela aurait permis d’éviter des cœurs brisés par un attachement à des personnes qu’on ne pourrait pas revoir. Mais elle continuait quand même à être là, à s’attacher encore et encore. Et puis elle s’imaginait déjà une belle vie, avec un chat, des enfants et une belle maison. Quel beau rêve … la jeune femme se réveilla. Elle avait révisé toute la nuit à la bibliothèque et c’était endormis sans s’en rendre compte. Elle devait vraiment avoir une sale tête en ce début de journée et circuler dans les couloirs ainsi n’était pas envisageable. Essayant de se réveiller doucement, elle fila dans les toilettes les plus proches, après avoir rangé ses affaires, pour se passer un peu d’eau sur le visage. Ses mains servant de brosse, la jeune femme tenta de se montrer présentable. Elle allait devoir prendre une douche, rapidement, même avant d’aller manger. Parce que si elle arrivait à ressembler à quelque chose à l’instant présent, ce n’était pas fameux. Alors qu’elle remontait les étages pour se rendre à sa salle commune, que ne fut pas sa surprise d’entendre quelqu’un qui semblait réciter de la poésie. Curieuse elle fit un détour pour aller écouter ce poète, après tout si c’était une personne bizarre, l’apparence de la jeune femme ne le dérangerait pas. Mais elle ne s’attendait pas à voir Isidore parler à des … statues. Il ne déclamait pas vraiment de la poésie, il parlait à du marbre. Curieux comme comportement. Elle l’observa en compagnie de quelques élèves, lui ne semblant pas faire attention aux autres. Il avait toujours été dans son monde et c’était pour ça qu’elle avait été odieuse avec lui autrefois. Persécuter les gens bizarres, c’était l’un de ses passe-temps d’avant. Jaylin avait bien changé grâce au voyage dans le temps, devenant plus agréable à vivre. L’oreille toujours attentive au propos de son collègue serdaigle. Il continuait à parler aux statues, s’approchant et elle aurait pu croire qu’il s’agissait d’un poète dédié à quelqu’un ou bien une sorte d’incantation mystique dont seul Isidore avait le secret. Trop de question se posait dans son cerveau à cet instant-là. Soudain les mots se firent silencieux. Isidore recula comme apeuré par quelque chose et alors qu’il arrivait au niveau de la serdaigle, cette dernière n’arrangea pas la peur : « T’es vraiment bizarre comme gars. Ça a beau être très beau ce que tu dis, mais parler à une statue franchement …  » Elle avait changé on disait ? A l’entendre pas vraiment, ce n’était pas vraiment gentil. Mais elle ne pouvait pas non plus s’oublier complètement et puis c’était curieux ce que venait de faire Isidore, bien que très beau. « A qui était destiné ces mots ? Serais-tu amoureux ?  » S’intéresser à la vie de l’autre n’était pas un crime, sauf quand on avait pu être odieux avec la fameuse personne. Mais en soit Jaylin se demandait à qui il pouvait bien parler.

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❝ Tout contact laisse une trace et tout objet, toute personne que l’on a touché, en sera d’une façon ou d’une autre transformé. Mais ces transformations ne sont jamais celles qu’on avait anticipé.❞

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MessageSujet: Re: Divagation de l'âme [J.Faucett]  Mar 10 Avr - 0:23


Isidore était en train de flirter avec une statue de marbre. Cette prise de conscience le bouleversa, de s’être ainsi exposé, d’avoir dévoilé des tourments qui l’habitaient, des sentiments qu’il nourrissait peut-être.
Le Serdaigle se recula brusquement et ignora les regards curieux posés sur lui. Il tourna les talons bien décidé à disparaitre et à se faire oublier jusqu’à sortir de Poudlard. Malheureusement un regard familier l’interpela et il serra les dents, faute de jurer.
Faucett était là, à la regarder un air étrange sur le visage. Même si cette folle s’était calmée depuis leur voyage dans le temps, Isidore n’en gardait pas moins des souvenirs douloureux à son sujet. C’était elle, principalement, qui s’amusait à lui pourrir la vie. Alors il avait rapidement appris à l’éviter, afin d’éviter d’avoir à lui faire face.
Comme à son habitude, elle le salua de manière cordiale en l’insultant gentiment. Il avait déjà eu le droit à plus violent que « bizarre », Faucett devait être dans un de ses beaux jours, surtout qu’elle lui fit un compliment. Elle le complimenta sur ses paroles, et ça, Isidore ne s’y attendait vraiment pas. Bon, elle se moquait de lui, à déclarer sa flamme à une statue, mais qu’importe, elle lui n’avait pas critiqué ses propos. Ceux-ci étaient sortis de son cœur et l’entendre se moquer de son discours –probablement échevelé- lui aurait fait mal.
Toutefois, son supplice n’était pas fini et la jeune fille s’approcha d’Isidore, le questionnant à propos de la personne à qui ces mots étaient destinés.

-Faucett… Bonjour. Bien et toi. Tu m’en vois ravi. J’espère que tu n’attends pas un merci pour tes « compliments ». Ça ne te regarde pas. Et… non. Au revoir Faucett, un plaisir de te croiser, comme à chaque fois.

Sur ces mots déblatérés avec platitude Isidore accéléra le pas, peu désireux de s’éterniser avec la Serdaigle. Il n’aimait pas parler, et il ne l’aimait pas elle alors il n’avait vraiment aucune raison de s’éterniser à ses côtés et de se montrer poli.
Toutefois, son esprit ne pouvait s’empêcher de songer à ses questions et aux rumeurs qu’elle pourrait faire courir dans le moindre problème. Qu’adviendrait-il lorsque Godric apprendra qu’il déclare sa flamme dans les couloirs à des statues ? Reste à espérer qu’elle ait véritablement changé, comme il avait cru comprendre, depuis leur arrivée dans le passé et qu’elle le laisse enfin en paix.
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J. Faucett
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MessageSujet: Re: Divagation de l'âme [J.Faucett]  Jeu 19 Avr - 16:35

Divagation
Isidore Hepburn & Jaylin Faucett
Isidore était une personnage étrange, Jaylin le pensait sincèrement. Pour cette raison et parce qu’elle avait pris le parti d’agir ainsi, dans leur époque, elle avait été horrible avec lui. Vraiment horrible alors qu’elle aurait simplement dû apprendre à le connaître mieux, après tout il était le cousin de Godric qu’elle appréciait plutôt bien. Si devant se dernier elle n’agissait pas méchamment envers Isidore, par derrière ce n’était pas la même chanson. Et aujourd’hui alors qu’elle se sentait enfin complètement entière d’être elle-même, Jaylin se rendait compte à quel point elle avait pu être stupide d’agir ainsi. La haine avait semblé être réciproque pendant toutes leur scolarité à Poudlard, lui ne la supportant pas plus qu’elle ne le supportait et aujourd’hui maintenant qu’il venait de déclarer sa flamme à une statue, voilà que Jaylin ne pouvait s’empêcher de lui envoyer une petite pique. Bon d’accord ce qu’il avait dit était franchement beau, mais d’un autre côté c’était extrêmement bizarre. Il voulait faire des choses avec la statue vraiment ? Ou alors ça trahissait un désir bien plus profond inavouable ? Jaylin ne savait pas vraiment, mais sa curiosité maladive avait été titillé. Elle aimait tout savoir, sur tout le monde. Avant ce gendre défaut lui permettait de ne pas être prise au dépourvu face à quelqu’un, mais aujourd’hui c’était simplement une marque d’intérêt. Elle avait besoin de montrer à Isidore qu’elle avait changé, qu’elle n’était plus la même, mais sa manière d’agir ne pouvait pas être mise de côté. Elle n’allait pas renier qui elle était en si peu de temps. Alors malgré le fait qu’elle tenta un joli compliment à la personne qu’était Isidore, ce dernier semblait toujours gardé en mémoire la Jaylin d’avant. D’autant que dans sa bouche, ‘bizarre’ n’était pas foncièrement une insulte. La serdaigle avait déjà insulté plus d’une personne, Isidore en avait fait les frais et elle pouvait se montrer beaucoup plus violente quand elle n’aimait pas quelqu’un. Elle se mit à sourire en l’entendant balancer des formules de politesses. « Ho voyons mon cher Isidore nous ne sommes plus à ça près. Nous avons dépassé le stade d’être cordiaux. » Et puis pourquoi elle devrait sans arrêt devoir être poli, il venait bien de faire son cinéma devant toute le monde, à part un imbécile de première personne ne serait venu le voir en lui disant ‘bonjour’. D’ailleurs personne d’autre n’était venu le voir, sans doute que les gens le trouvaient beaucoup trop bizarre pour avoir envie de lui parler. Isidore commença à marcher, accélérant le pas pour ne plus la voir, mais elle le rattrapa vite. Il ne voulait pas parler de la personne à qui les mots pouvaient être destiné. Pour Jaylin il était hors de question de ne pas savoir et alors qu’elle se trouvait à ses côtés, elle fit volte-face pour se planter devant lui, l’empêchant ainsi d’avancer. « Je ne vais pas te lâcher parce que je suis curieuse d’avoir la réponse à ma question. Et puis tu sais au moins je pourrais démentir les nombreuses rumeurs qui vont courir à ton sujet. » Un sourire malicieux se dessina sur le visage de la jeune femme. Il savait de quoi elle était capable, plus que n’importe qui et personne ici n’avait assez d’influence pour faire taire Jaylin.

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MessageSujet: Re: Divagation de l'âme [J.Faucett]  Lun 7 Mai - 4:41
[HPR : désolée désolée désolé.. délais inadmissible, j'avais oublié ce RP.. T.T pardonne-moi.]




Faucett aurait pu partir, l’ignorer, le laisser en paix, mais elle n’en fit rien. Elle lui répondit avec son insolence habituelle. Ils avaient dépassé le stade d’être cordial… Ce n’était pas faux, mais en cet instant, elle l’épuisait. Après sa déclaration publique et tout ce que cela impliquerait, il avait envie de disparaitre. De devenir de nouveau invisible et non de se lancer dans une joute verbale aussi inutile que blessante. Elle le blesserait, comme à son habitude, et lui n’aura plus qu’à repartir, aussi soumis que toujours. Et il en souffrait d’avance. Il n’était pas particulièrement porté sur la virilité, l’estime des autres, ni même la sienne. Ce n’était pas le genre de garçon à se trouver l’âme d’un mâle alpha et à vouloir écraser tous les autres. Il était calme et se moquait qu’on lui crache au visage, pourvu qu’on le laisse tranquille après. Il n’avait pas besoin de l’estime des autres, il désirait simplement qu’on le laisse en paix.
Alors il tenta de tourner les talons, pas prêt à se laisser malmener. Peu désireux d’offrir une cible aussi facile à Jaylin Faucett. Il n’était pas prêt à encaisser ce qu’elle lui dirait.
Mais elle ne le laissa pas s’échapper, ça aurait été trop beau. Trop facile. Pas assez humiliant.
Elle voulait savoir. Qui. Qui… Isidore retint un tremblement. Il n’en était même pas certain, il n’était pas le genre d’homme à ressentir quoi que ce soit, alors avoir des sentiments pour quelqu’un… Elle voulait le faire chanter, voilà qui ne le surprenait guère. Sa promesse de démentir les rumeurs était à double tranchant, s’il n’obéissait pas elle pourrait les lancer et s’en donner à cœur joie.
Alors Isidore prit sa décision. Il avait été ridicule avec cette statue, alors autant aller jusqu’au bout. Autant mettre toute sa vie en l’air, ce n’est pas comme si ça l’intéressait véritablement. Il protégerait ses secrets, ses troubles sensations qui faisaient palpiter son cœur, qui embrassaient ses pensées et ses rêves.
Il plongea ses yeux dans ceux de la Serdaigle. Parfois il se demandait ce qu’elle faisait dans sa maison. Elle était probablement arrivée là par erreur, ou par défaut, comme lui.
Mais il chassa ses pensées parasites pour se concentrer sur ses yeux bruns. Ses yeux en amande, aux longs cils, envoutants. Son visage à lui se figea, et il tenta de reprendre possession de son corps, de jouer son rôle. Il mit dans son regard toute la tension qu’il pouvait, cherchant à la capturer. Qu’elle attende ses mots. Qu’elle espère ses aveux…
Il s’approcha d’elle. Trop. Leurs visages étaient proches, mais Isidore ne détourna pas le regard. Il y mit sa colère, sa peur d’être découvert, son âme se dévoila légèrement, juste pour qu’elle l’attende.

-Non, Faucett, tu ne veux pas savoir. Je mérite mieux, tu me dois de respecter mes secrets, pour tout ce qu’il s’est passé entre nous. Laisse ma flamme se consumer, que je la fasse crépiter seul ou avec des statues, mais s’il-te-plait, ne brise pas la chose qui m’est la plus chère. Cette passion pour ce corps, cette obsession pour cette âme… Ne me demande pas qui. Ne cherche pas à découvrir ce secret, tu l’éventerais, tu mettrais fin à ces fantasmes qui font battre mon cœur, tu briserais tout espoir.

Sa voix n’était désormais plus qu’un chuchotement et il imaginait que son souffle devait désormais caresser la peau de la belle, mais dangereuse Serdaigle. Il s’était emballé, sans qu’il ne sache pourquoi, les mots lui étaient venus, décrivant à la perfection ce qu’il ressentait, ce qu’il redoutait… Mais il ne devait pas y penser. Il devait s’en tenir à son plant, préserver son cœur et tenter d’échapper des griffes de cette fille.


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J. Faucett
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MessageSujet: Re: Divagation de l'âme [J.Faucett]  Mer 6 Juin - 18:23

Divagation de l'âme
Isidore Hepburn & Jaylin Faucett
Si Jaylin avait tendance à se montrer bien différente depuis leur arrivée en 98, elle ne pouvait pas changer du jour au lendemain. Elle savait très bien qu’Isidore ne l’aimait pas du tout, mais elle essayait quand même de lui montrer qu'elle n'était plus la garce qu'elle était autrefois. Cela semblait plus facile à dire qu'à faire pour la serdaigle, qui rencontrait des difficultés à se montrer gentille avec son camarade serdaigle. Mais le surprendre en train de parler à des statues ne pouvait pas vraiment être utile pour qu’elle se montre gentille. Pourtant lui demander de parler de ses secrets pouvaient sans doute lui permettre que les rumeurs taisent avant même d’avoir commencé. Jaylin avait toujours été douée pour lancer les autres sur des fausses pistes et elle serait capable de mentir pour Isidore si ce dernier lui parlait un peu de ce qu’il faisait à parler ainsi à des statues. Et puis c’était extrêmement curieux de le voir ainsi s’exposer devant tout le monde. Mais le serdaigle avait toujours eu un côté étrange qui fascinait Jay. Ne disait-on pas d’ailleurs que si les gens s’en prenaient aux autres c’était pas jalousie ? Peut-être était-ce pour cette raison que la demoiselle s’en était souvent prit à Isidore, parce que lui ne refusait pas d’être qui il était dans leur époque, alors qu’elle jouait un jeu constamment avec les autres. Cela pouvait être une raison, mais aujourd’hui les mauvaises habitudes reprenaient possession de la jeune femme. Elle l’avait un peu agressé, mais lui en fait ne voulait tout simplement pas la voir, elle avait beau essayé de lui parler, de le suivre puisque c’était ce qu’elle faisait, Isidore tentait de la fuir. En même temps cela se comprenait parfaitement. Elle se plaça devant lui attendant qu’il réponde à sa demande, qu’il avoue ses secrets, mais le silence s’installa entre eux tout simplement. Plongeant son regard dans celui de l’autre, ils semblaient se toiser comme pour savoir qui allait lâcher prise le premier. Il l’observait, elle le regardait, percevant sa raideur, créant une certaine tension tandis que les yeux du jeune homme continuaient à fixer ceux de la serdaigle de droite à gauche. Il s’approcha à nouveau, très près d’elle, mais elle ne fit aucun mouvement pour reculer. Elle pouvait entendre distinctement sa respiration, son souffle, laissant monter la colère, lorsqu’il lui adressa finalement la parole. Jaylin l’écouta attentivement, entendant le son de sa voix se transformer en un murmure. Elle leva un sourcil devant ses propos, consciente que s’il lui disait ne pas vouloir parler de tout ça, il laissait entrevoir une faille. Finalement elle lâcha ses yeux avant d’acquiescer. « Ok  … mais avoue que tout ça est curieux non ?  » Il ne pouvait pas nier que son comportement était étrange et très intéressante pour une personne dont la curiosité était égale à sa beauté. Prenant une grande respiration elle reprit : « J’ai toujours aimé ton côté poète, ta fascination pour le corps et pour l’âme. Mais je ne vois pas en quoi le fait que je sache éventrerais … comment t’as dit déjà ? Fantasme ? Espoir ? » Elle laissa le silence s’installer un instant se rendant compte que ce qu’elle disait n’aidait clairement pas à se faire pardonner de ce qu’elle avait pu lui faire subir. Aujourd’hui elle pourrait se retrouver dans sa situation à lui, s’il connaissait ses secrets il pourrait les utiliser contre elle s’il le désirait, mais Isidore n’était pas comme ça. Il était simplement vrai. « Je sais que je n’ai pas toujours été un exemple de bonté, mais j’ai la sensation que si tu ne veux pas parler, ta langue dit le contraire et ce n’est nullement pour te nuire que j’aimerais comprendre, mais simplement parce que tu m’intrigues depuis si longtemps qu’aujourd’hui me semble le bon moment pour savoir qui tu es vraiment. » S’excuser simplement n’aurait pas été assez, sans savoir pourquoi Jaylin savait qu’elle devait se faire pardonner et que cela ne pourrait pas se résoudre en un claquement de doigts.

HS : Jay est une garce, je suis désolée x) et pardon pour le temps de réponse ^^

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Dernière édition par J. Faucett le Jeu 7 Juin - 17:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Divagation de l'âme [J.Faucett]  Jeu 7 Juin - 4:12
Isidore était suspendu aux lèvres ourlées et délicatement rosées de la Serdaigle. Si près d’elle... C’était une mauvaise idée. Il le sentait. Il lui semblait que son cœur battait plus rapidement, la peur de parler de ses sentiments le terrifiait. Déjà qu’il peinait à s’avouer ressentir des choses, alors les confier a.. Faucett. C’était impossible. Trop dur. Trop terrifiant. Trop.. définitif. Les mots qu’il prononcerait figeraient les choses, les rendraient réelles et il ne pourrait plus les ignorer.
Alors il attendait, ses yeux bruns plongés dans ceux d’ébène de la jeune fille, attendant le verdict, tel un condamné sur l’échafaud.
Lorsqu’elle inspira, Isidore sut qu’elle avait pris sa décision et le stress l’envahit, la crainte qu’elle l’éventre. Il redoutait ses mots. Et pour cause.
Si le « ok » commençait bien, le « mais » qui suivit mit fin à toutes ses espérances.
Le souffle court, le Serdaigle ferma les yeux et tenta de reprendre le contrôle de son corps et surtout de son esprit qui semblait s’éparpiller. Plus elle parlait... Plus il s’inquiétait. Ces compliments, doux et plaisant le terrifiaient, comme si elle cherchait à l’amadouer, a lui faire oublier le poignard effilé qu’elle tient dans la main… Il l’intrigue. Mais pourquoi ? Pourquoi… Il se mord les lèvres, gagné par la panique, elle veut savoir. Tout. Elle veut un accès à son âme et il n’est pas prêt à le lui donner. Elle est bien trop fragile pour que quiconque puisse s’en approcher, surtout quelqu’un comme Faucett, qui avait tendance à prendre du plaisir en l’humiliant. À essayer de le détruire.
Alors il inspira, cherchant à évacuer toute peur de son regard, et sentit ses poumons s’emplir de son odeur, à elle. Une odeur.. qui lui correspondait, aussi fascinant que sa beauté. Il n’y avait jamais prête grande attention, mais maintenant qu’ils étaient si proches, il parvenait à définir la multitude de sa fragrance.
Ouvrant les yeux, Isidore avait quelque peu reprit contenance. Une idée folle avait frayé un chemin dans son esprit et il songea qu’il allait devoir jouer finement. Mentir pour se préserver.. Voilà qu’il reniait tout ce qu’il avait toujours été, il ne se reconnaissait plus.

-Faucett, je..

Il se mordit la lèvre et brisa le contact visuel. Il jeta rapidement un coup d’œil dans le couloir et remarqua quelques regards curieux, espérant probablement le deuxième acte. Isidore baissa la tête et attrapa la demoiselle par le coude, la guidant derrière une statue isolée, espérant s’octroyer un minimum d’intimité, il ne tenait pas à ce que tout le monde puisse entendre ses propos. Déjà, savoir qu’ils avaient entendu ses paroles passées….

-Tu… Isidore releva les yeux et observa de nouveau la jeune Serdaigle. Il eut un petit nerveux, terrifié. Il ne savait plus s’il jouait, mais il sentait son esprit s’embrouiller. Ça fait beaucoup de compliments en trop peu de temps. Il avait envie de faire de l’humour, mais n’y parvenait pas, l’accent de vérité dans les paroles qu’il avait entendues l’en empêchait. Le faisait hésiter.

-Mais… merci.

Il peinait vraiment à se reprendre et plus il tardait, plus il sentait qu’il s’enfonçait. Il ferma les yeux et passa une main sur son front, espérant naïvement calmer le tourbillon qui y couvait.
Il rouvrit les yeux, sa décision prise et malgré la terreur et le dégout qu’il ressentait pour lui, il continua. Décidé.

-Je t’intrigue ? He bien… Tu… Tu me terrifies. Tu m’envoutes, tu me fascines. Tu es mon secret, ma honte. Je…

Isidore respira difficilement, complètement tétanisé. Il observait la jeune fille, ses yeux trahissant son angoisse sourde.

-Je suis celui que tu persécutes, mais ton regard me brule. J’aime cette attention fougueuse, autant que je la fuis. Je te fuis, et je veux disparaitre, je ne veux pas affronter ton regard ni ton jugement. Je veux que tu m’oublies pour cesser d’exister, je suis un fantôme contre lequel tu t’acharnes, tu me rends matériel, tu me rends faible et vulnérable. Tes yeux me hantent et tu m’obsèdes.



HS : pas de soucis ! Ce Rp m'inspire Razz Même si pour le coup Isidore est plutôt la garce, et je me demande dans quel pétrin il est en train de se fourrer... je suis désolée pour Jay, mais leur "réconciliation" semble assez mal partie... x)
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J. Faucett
Bonjour ! J'appartiens à la maison : Serdaigle J'ai posté : 1050 hiboux. Grâce à moi ma maison a gagné : 243 pour une aventure ! Je suis de la génération : 1998 . Je suis un aventurier : on peut me blesser A savoir sur toi : Elle ne voulait pas se retrouver ici Elle s'entend très bien avec les gens de 1977 ce qui la perturbe elle est sortie avec Caleb, qu'elle aime toujours sans réellement se l'avouer elle ne veut pas s'attacher par peur de perdre elle est énervée de ne pas savoir quel est le véritable but de ce voyage dans le temps énervée aussi depuis septembre 1977 comme si quelque chose la dérangeait

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MessageSujet: Re: Divagation de l'âme [J.Faucett]  Jeu 7 Juin - 17:15

divagation de l'âme
Isidore Hepburn & Jaylin Faucett
Isidore était un pur mystère pour la jeune femme et elle détestait tellement ne pas savoir, ne pas comprendre, que c’était tout ça en même temps qui l’avait poussé à transformer le jeune homme en souffre-douleur. Pas très gentil, mais n’ayant rien en commun d’un certain côté, c’était sans doute le seul moyen pour qu’elle ait pu l’approcher et chercher à percer le mystère qui l’entourait. Bon elle aurait très bien pu s’y prendre autrement et aujourd’hui elle aurait dû avoir une autre approche. S’il ne percevait pas que les propos de la jeune femme n’était là que pour l’aider, il continuait quand même à discuter, sans fuir, sans tenter de trouver une bonne parade. Car elle avait cette impression que malgré les contradictions qu’elle entendait dans sa bouche, c’était tout l’inverse que ses yeux disaient. Avait-elle raison d’y croire ? Arriverait-elle aujourd’hui à percer à jour le jeune homme à mieux comprendre dans leurs échanges de regards qui il était vraiment. Jaylin ne pouvait pas savoir, le futur n’étant pas écrit entre eux, mais une chose était sûre c’est qu’elle ne se déroberait pas à ses yeux. Ou peut-être si au final, pour lui dire qu’il était étrange et qu’elle acceptait le fait qu’il ne voulait pas parler. Mais il continuait quand même à lui adresser la parole et Jaylin ne manqua pas une occasion pour lui expliquer comment elle le trouvait, poète dans l’âme, étrange et fascinant. Oui fascinant quand on ne pouvait pas comprendre quelque chose de bon. Enfin de bon, disons qu’il n’était pas méchant, elle le voyait mal blesser quelqu’un consciemment … pas comme elle en fait. Elle l’observa du coin de l’œil fermer les yeux comme s’il cherchait ses mots ou a retrouver une contenance et elle ne put qu’hausser un sourcil de curiosité. A quoi pouvait-il penser ? Que lui arrivait-il ? Jay n’avait rien dit de bien méchant cette fois, enfin selon elle et avait même était ‘gentille’ pour une fois. La serdaigle attendait qu’il réponde, l’observant inspirer, réfléchir sans doute. Elle ne comprenait plus, mais ne pas entendre un mot prononcé par la bouche d’Isidore allait commencer à l’énerver et l’agacé. Elle n’avait pas demandé grand-chose pour autant. Il ouvrit finalement les yeux et elle plongea les siens à nouveau dans ceux de son vis-à-vis. Un mot sortit, mais rien à la suite. Son prénom, que nul autre ici ne connaissait à part ceux qui avait effectué le voyage dans le temps. La jeune femme commençait à se sentir agacée, mais elle arrivait à se contrôler ne s’attendant pas à ce qu’il la prenne par le coude pour l’emmener ailleurs loin à l’abris des regards. Etrange et curieux, Jay ne savait plus sur quel pied dansé. Elle n’opposa toutefois aucune résistance. Il recommença avec ses phrases à un seul mot, mais releva toutefois les yeux vers la jeune femme qui ne cessait de le fixer. Et la serdaigle se mit à sourire en l’entendant parler des compliments qu’elle lui faisait consciente qu’elle avait donc toucher quelque chose. Ho oui, elle pourrait continuer sur cette lancée dans ce cas. « De rien.  » répondit-elle simplement à ses remerciements. Elle aurait dû pousser le bouchon plus loin, aller plus profond dans les compliments, cela aurait pu être amusant. Non ! Elle devait arrêter, stopper d’être ainsi avec lui. Elle commença à regarder le mur lorsque les paroles d’Isidore atteignirent ses oreilles. Et elle fit volteface pour le fixer attentivement. Quoi ? qu’est-ce qu’il racontait ? Enfin avait-elle bien entendu ? Dans d’autres circonstances, Jaylin aurait rit de la situation, mais pour le coup elle ne comprenait pas et ses yeux trahissait son incompréhension. Etait-il sérieux ? Est-ce qu’il jouait ? Est-ce qu’il avouait quelque chose de plus profond ? Jaylin continua à le fixer un instant avant d’afficher un petit sourire satisfait sur son visage. « Je … le savais !  » Elle n’était pourtant sûre de rien, mais elle doutait de ce qu’il lui disait et le seul moyen de le savoir était de le pousser à aller jusqu’à un point où il devrait faire demi-tour. Ou peut-être que c’était elle qui ferait demi-tour si tout ceci était vrai. Il n’y avait qu’une seule manière de le savoir. Jaylin entendit ses paroles, mais son sourire ne s’effaça pas, amusée par ce qu’il lui disait, comme si dans ses plus grands rêves c’était elle qu’il voyait. La serdaigle s’avança alors plus prêt de lui, bien trop prêt, avant de murmurer : « N’était-ce pas évident depuis tout ce temps ? La victime amoureuse de son bourreau. Suis-je donc l’origine de tes songes et de tes fantasmes ? Cette personne que tu aimerais avoir et que tu ne peux obtenir ? Ou bien est-ce que je comprends mal ce que tu cherches à me dire ?  » Elle allait jouer, elle allait s’amuser et voir où tout ça aller les conduire.

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MessageSujet: Re: Divagation de l'âme [J.Faucett]  Ven 8 Juin - 3:01

Isidore avait l´impression de chuter dans les abysses, de sauter du haut d´une falaise et la fille face à lui était ait la terre ferme contre laquelle il s´écraserait. Et en cet instant il priait pour avoir des ailes et éviter ce destin tragique.
Son coeur battait douloureusement à ses oreilles et il espérait que Faucett se contenterait de ces aveux douloureux, laissant son secret retomber dans l´oubli bienfaiteur. Isidore était terrorisé et horrifié par la situation, il avait menti. Enfin, pas totalement, Faucett l´obsédait bien, il y avait des jours où il adaptait son emploi du temps en fonction du sien afin de s´assurer de ne pas la croiser, il connaissait ses amis de vue, ses déplacements réguliers et surtout les passages qu´elle préférait emprunter... Tout ça pour que leurs routes ne se croisent pas. Alors oui, il la fuyait, pour éviter la confrontation, car celle-ci attirait inlassablement le regard des autres et Isidore n´aimait pas devenir visible. Non, son mensonge concernait sa hantise. Elle ne le hantait pas le moins du monde, elle était comme une épine désagréable dans le pied qu´il souhaitait parfois éviter, mais elle le laissait indifférent. Enfin, jusqu'à aujourd'hui il parvenait à ne lui prêter qu´une faible importance. Non, celle qui hantait ses nuits et pour qui il ressentait quelque chose, peu importe ce dont il s´agissait, était toute autre.
Isidore se redressa devant l´air réjoui de son bourreau, qui n´annonçait rien de bon pour lui. Savait-elle qu’il bluffait en partie..? Il resta immobile, le souffle court, tandis qu´un sourire qu´il trouvait inquiétant fleurissait sur ce séduisant visage. Elle s´approcha de lui, augmentant le rythme cardiaque de ce pauvre Serdaigle au borde de l’apoplexie et le fixa de ses yeux ensorcelants. Tandis qu´elle parlait, il sentait son souffle chaud sur le bas de son visage, comme si elle tentait de le déconcentrer.
Et c´était réussi. Isidore peinait a écouter ses paroles, son esprit désirant s´évader. Cette rencontre était au-dessus de ses forces. Il n´aimait pas parler avec les gens et encore moins ressentir des choses, hors la... Tout allait de travers, il parlait beaucoup trop et surtout c´était une véritable tempête qui grondait en lui. La peur, l´appréhension et d´autres sentiments désagréables s´invitaient et il n´aimait pas ça.
Alors toutes ces questions, ces yeux pétillants, ce sourire et cette proximité bien trop dérangeante... Elle voulait être son fantasme? Isidore dégluti, la question était claire et il n’avait qu´a répondre oui. Mais ça voudrait dire... Ça voudrait dire que son mensonge l´emmènerait loin, il était certain qu´il y aurait des répercussions. Auprès de son cousin. Auprès d´Amber.
Il frissonna. Il ne voulait pas... Il ne voulait rien de tout ça. Mais que devait-il faire? Il hésita, perdu, encore et toujours. Toutefois le désespoir avait le bon gout de lui permettre de revêtir une expression neutre et il se rapprocha un peu plus de la demoiselle. Osé et dangereux. Il était fou.

-Tais-toi.

Oui, ça c´était ce qu´il voulait, qu´elle cesse de l´interroger, qu´elle l´oublie, qu´elle...
Il n´avait jamais embrassé aucune fille. Ni garçon d´ailleurs. À son âge c´était plutôt ridicule, mais il n´en avait tellement rien à faire qu´il ne le réalisait que maintenant, alors qu´il était sur le point d´aggraver la plus monumentale de ses erreurs.
Il franchit le trop maigre espace qui séparait leurs visages et posa ses lèvres sur celles de la demoiselle, ses mains venant prendre son visage en coupe. Voilà, il avait grave pété un câble.
Au moins comme ça elle se taisait.
Par contre elle risquait de ne pas l´oublier et adieu paix éphémère.

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MessageSujet: Re: Divagation de l'âme [J.Faucett]  Ven 8 Juin - 13:48

Divagation de l’âme
Isidore Hepburn & Jaylin Faucett
Jaylin était très douée pour jouer. S’amuser avec le malheur des autres, autrefois c’était ce qu’elle faisait. Aujourd’hui ce n’était plus vraiment le cas, mais cela ne l’empêchait pas d’adorer jouer si on lui proposait un jeu dans lequel, elle pouvait gagner. Bon le dernier auquel elle avait participé, la jeune femme l’avait perdue a peine les règles établies, mais elle pouvait quand même continuait à s’amuser un peu. Elle aurait pu laisser tranquille Isidore, dans son mutisme, ce jeune homme qui n’aimait pas parler ou très peu et qui malgré ses propos bizarres aux statues n’était pas plus méchant que ça. Elle aurait sans doute dû partir et le laisser dans ses divagations et ses réflexions concernant une personne qui lui semblait cher, mais la curiosité maladive de la jeune femme l’avait poussé à continuer sur sa lancée, ne se rendant même pas compte que les mauvaises habitudes revenaient au galop. Si elle avait voulu lui montrer qu’elle avait changé, c’était foutu, la haine qu’éprouvait Isidore envers elle ne semblait pas réparable et Jaylin pouvait comprendre vu à quel point elle était insupportable dans un futur qui allait bien changer. Et ce n’était uniquement qu’envers lui. Si envers les autres, elle n’hésitait simplement pas à dire ce qu’elle pensait, le jeune Isidore était devenu une personne qu’elle aimait martyrisait si on pouvait dire. Pour elle ce n’était que de l’intérêt pour sa personne, une volonté d’apprendre à connaitre se poète, mais rentrer de cette manière dans l’intimité de quelqu’un n’était pas forcément la meilleure façon d’y arriver. Et puis elle avait des mots qui disaient tout le contraire de ce qu’elle pourrait dire. Elle s’acharnait presque sur lui, mais aujourd’hui dans cette conversation où elle cherchait à comprendre, les échanges de regards semblaient avoir pousser Isidore à avouer des choses dont il ne voulait pas parler. Jaylin le hantait ? Comme une convoitise ? C’était ainsi qu’elle comprenait tout ce qu’il lui disait, mais c’était sans doute trop surprenant, trop beau pour qu’une telle chose soit crédible. Et pourtant la jeune femme avait été incroyable surprise par un tel aveux, se demandant s’il n’y avait pas une part de vérité dans ce qu’il lui disait. Alors elle avait pris le parti de le pousser à bout, dans ses retranchements et vérifier si tout ça était pure vérité ou pur mensonge. Dans l’autre époque, elle aurait été loin pour savoir, mais elle n’était pas sûre de tenir cette fois. Parce que si c’était vrai, elle serait bien attristée pour lui et elle devrait lui faire comprendre. Pour le moment elle jouait avec lui, posant des questions, jouant de sa voix douce et suave pour obtenir des réponses, imaginant les pensées les plus inavouables d’Isidore. Une victime amoureuse de son martyr, cela sonnait comme un compte de fée. Et elle se rapprochait de lui en disant cela, bien trop près derrière cette statue où ils s’étaient ‘réfugiés’ pour parler en toute intimité. Ils étaient si proches qu’elle sentait son souffle sur son visage, ses yeux plongeant dans les siens alors que sa bouche continuait à prononcé des mots et des phrases qui avaient tout pour déstabiliser le jeune homme. En réponse à ses interrogations, il réduisit encore plus l’espace entre eux, encore plus près, jamais ils n’avaient été aussi proches l’un de l’autre, mais elle fit aucun pas pour reculer. Il lui demanda de se taire. Ho c’était un bel ordre ça, mais cela aurait mieux fonctionné sur une autre personne. Si elle était prête à répliquer, elle ne s’attendait pas à ce qu’il pose ses lèvres contre les siennes, posant ses mains sur son visage. Trop surprise, prise au dépourvus, elle ne put réagir tout de suite. Non elle ne s’y attendait pas du tout, mais n’était-ce pas la juste logique du jeu auquel il jouait. Jaylin reprit alors une certaine contenance et poussa Isidore loin de ses lèvres, la claque partant en même temps que ses mains le poussaient. « T’es un malade, toi ! » finit-elle par dire, sur le coup de l’émotion sa voix tremblait un peu. C’était perturbant. Non pas qu’il l’embrasse, ça elle pouvait faire avec, mais elle avait non seulement pas tenu le coup face à Isidore qui jouait avec elle, mais en plus Jay aurait dû s’y attendre fu la tournure de la discussion. Trop étrange, trop perturbant. Oui elle était complètement perturbée. Autrefois elle aurait tenu le coup, mais un cœur amoureux ne désire que les lèvres de l’être aimé. Ses yeux qui fuyaient alors depuis qu’elle l’avait repoussé se posèrent à nouveau sur Isidore. Elle se rapprocha à nouveau et pointa son doigt sur lui. « Ne m’embrasse plus jamais ! » Le pire serait qu’il recommence à nouveau. Mais il était hors de question que le jeu reprenne par la suite, que les sous-entendus reviennent. Elle ne pouvait plus jouer là-dessus quand son cœur appartenait à quelqu'un d’autre, c’était là la différence entre la Jaylin d’aujourd’hui et celle d’avant.

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MessageSujet: Re: Divagation de l'âme [J.Faucett]  Ven 8 Juin - 23:09


Elle avait la peau tellement douce... Isidore était perdu dans la myriade de sensations qui s´offraient a lui, la peau de soie de Faucett sous ses mains, ses levres chaudes contre les siennes, qu´il écrasait avec douceur, savourant leur onctuosité, leurs nez se frôlant et son odeur qui l´envahissait totalement, s´imprimant en lui. Il peinera a l´oublier, car il avait désormais la certitude d´avoir touché du bout des doigts (ou des levres) qui était la jeune fille.
Toutefois, mettant fin a ce moment... étrange mais pas désagréable, deux petites mains s´appuyerent sur son torse et le repousserent avec force. Surpris, Isidore recula et fut ceuilli par une gifle monumentale. Lui qui n´avait jamais éte claqué dans son souvenir, voila qu´elle était de nouveau sa premiere fois. Sauf que l´instant n´était pas a l´humour. Il lui avait fait une déclaration, elle avait insisté, il l´avait embrassé, et c´était lui le malade? Il sentit la colere le gagner tandis que la demoiselle face a lui semblait perdue, elle combattait ses pensées et Isidore peinait a en imaginer la raison.
Ne m´embrasse plus jamais.
Ce doigts possé de maniere  autoritaire sur sa poitrine le brulait et il serra les dents. Son baiser avait donc éte si terrible? Il s´était ouvert a elle et elle... Elle le traitait comme le pire des malpropres. Il fut soulagé de ne pas avoir dit toute la vérité, ce retour sur la terre ferme était violent.
Voila pourquoi il n´aimait pas les gens, leurs réactions étaient régulierement illogiques et décevantes. Et, en cet instant, douloureuses.
Un voile de tristesse s´abbatit sur Isidore qui se redressa et observa la Serdaigle d´un regard brulant. Il ne savait pas quoi dire, il était furieux et peiné, il avait evie de lui rendre sa baffe, mais il ne frappait pas les filles. Ni les garcons en fait, mais il avait des pulsions terrifiantes en cet instant. Et sa joue le brulait, tout comme sa fierté, car meme s´il n´était pas social et assez... particulier dans son genre, il n´aimait pas de faire ainsi humilier, ridiculisier...


-Si tu ne veux pas connaitre la réponse alors ne pose pas la question. Reste loin de moi.

Sur ces mots qu´il avait craché d´une voix froide et posée, Isidore se dégagea d´un mouvement sec. Il avait cru, naïvement, que les choses seraient autres, mais il s´était trompé, il n´était pas fait pour être en contact avec d´autres êtres humains. Surtout pas Faucett, et en cet instant il se demandait si elle était vraiment humaine.
Le coeur gros et la rage au ventre, Isidore s´éloigna d´un pas vif. Il était temps de fuir, de reconstruire sa carapace, d´oublier.
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MessageSujet: Re: Divagation de l'âme [J.Faucett]  Sam 9 Juin - 1:13

Divagation de l’âme
Isidore Hepburn & Jaylin Faucett
Perdu c’était le mot que Jaylin avait à l’esprit. Elle ne savait plus quoi penser d’Isidore, se demandant si tout ceci n’était vraiment qu’un jeu ou s’il y avait une part de vérité là-dedans. Elle ne savait plus et le baisé qu’il lui avait donné ne l’aidait pas à y voir plus clair. La seule chose dont elle était certaine c’était que ça n’irait jamais plus loin que ce baisé échangé. Elle ne l’aimait pas, pas comme ça, aimant un autre qu’elle voulait pouvoir avoir pour elle pour toujours sans être capable de l’avoir pour autant. Une personne qui avait pris possession de son cœur et l’avait emporté près de lui sans qu’elle ne puisse opposer de résistance. Alors elle ne pouvait pas donner ce qu’Isidore voulait si c’était bien ce qu’elle comprenait. Et pourtant autrefois elle n’aurait pas hésité à se jouer de lui par rapport à ça, quitte à le mener en bateau et à lui briser le cœur, mais la jeune femme avait énormément grandi depuis ce temps-là, apprenant à aimer, Jaylin n’était plus la même. C’était d’ailleurs pour ça qu’elle adressait la parole à Isidore aujourd’hui, mais tous ses gestes, tout ses mots laissaient supposer le contraire, montrant l’autre Jay qu’il connaissait, celle qu’il détestait. Et puis pourquoi prendre le temps de lui montrer qu’elle avait changé ? Pardon ? Oui elle devait garder cela à l’esprit, même si elle venait de la baffer violemment en réponse à son baisé. Aucun homme n’accepterait un tel comportement. Aucune personne d’ailleurs n’apprécierait de se faire gifler après avoir embrassé une autre personne qui jusqu’alors montrer une réponse positive à ses avances. Mais elle n’avait pas contrôlé sa main, le poussant et balançant sa claque contre le visage du moment. A aucun moment Jaylin n’avait réfléchit à l’idée que ce soit son premier baisé pour le serdaigle, elle n’y avait pas pensé et loin d’être déplaisant de se faire embrasser, elle avait répliqué dans l’idée de lui montrer qu’elle n’était pas intéressée. Mais ses yeux trahissaient son incompréhension, il pouvait le percevoir et elle sentait une sorte de haine dans ceux de Isidore. Il n’appréciait pas ce genre de violence, pas après ça en tout cas et elle avait beau vouloir se montrer ferme en lui disant de ne jamais l’embrassé à nouveau, s’il la prenait au dépourvu encore, Jaylin ne pourrait sans doute pas voir le baisé venir. Alors qu’elle avait vu une faille s’ouvrir quelques minutes auparavant, celle-ci se voila en quelques secondes, sans doute appuyer par le geste de la serdaigle. Elle continua à le fixer, sentant la rage venir chez Isidore et la Jaylin d’avant souriait intérieurement d’être capable de le faire agir ainsi. Mais celle du présent ne faisait rien d’autre que de le regarder reculer après cet ordre sans aucune autorité. Il allait la fuir, comme il le faisait si bien avant, mais la jeune femme avait-elle l’intention de laisser filer aussi facilement cette fois ? Isidore parla de ne pas poser les questions si on ne voulait pas connaître les réponses et l’esprit de Jaylin n’en fut que plus perturbée. Avait-il donc dit la vérité la concernant ? Est-ce qu’il lui avait donné une réponse honnête ou bien continuait-il le jeu à nouveau ? Perdue toujours, elle mit un instant avant de réagir, le voyant partir bouillonnant de rage, vexé sans doute. Elle fit quelques pas avant de le rattraper le saisir par le bras et de le faire se tourner vers elle. « Attends ! Tu étais sérieux dans ce que tu as dit ? » demanda-t-elle en le fixant attentivement, cherchant une nouvelle faille dans son regard qui lui mettrait sur la voie de cet énigmatique personne.

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MessageSujet: Re: Divagation de l'âme [J.Faucett]  Dim 10 Juin - 2:58

Isidore n’avait qu’une envie, fuir et redevenir invisible. Oublier cet après-midi désastreux.
Mais le destin semblait ne pas en avoir fini avec lui, puisqu’il sentit Faucett l’attraper par le bras et le forcer à se retourner. Le regard sombre, le jeune homme observa la demoiselle qui lui faisait face sans l’ombre d’un sourire. Que lui voulait-elle encore ? N’avait-elle pas déjà fait suffisamment ? Il semblerait que non…

-Attends ! Tu étais sérieux dans ce que tu as dit ?

Isidore eut un sourire narquois tandis que ses yeux brillaient d’une lueur mauvaise. Il avait envie de l’envoyer sur les roses, de lui faire mordre la poussière et de lui faire comprendre qu’elle ne parviendrait pas à le briser. Sauf qu’il y avait ce regard. Son regard à elle, si… doux. Non, curieux, peut-être un peu désolé… Il n’en savait rien, il avait toujours eu du mal avec les émotions des gens, décrypter leurs visages. Et en cet instant il trouvait la demoiselle presque vulnérable, comme si sa réponse l’importait vraiment. Ce dont il doutait fortement.
Toutefois, il était incapable de lui dire d’aller se faire voir, pas si elle le regardait avec cette intensité. Alors il soupira et se plongea dans ce regard brun, cherchant à y découvrir le secret. Il ne comprenait rien à son comportement, pourquoi l’avoir congédié ainsi, l’avoir gifflé après qu’il ait ouvert son cœur si c’est pour changer d’attitude moins d’une seconde plus tard et le supplier de lui dire la vérité. Pourquoi ?
Ses yeux bruns sondèrent avec force Faucett, caressant jusqu’à son âme, mais il était incapable de comprendre les reflets qu’il y voyait, il ne la comprenait pas.
Il ferma alors les yeux, cherchant une réponse adaptée, puisqu’il était un jeune homme serviable et particulièrement attentionné. Foutaises.
Qu’importe, Isidore avait de nouveau le choix d’avouer la supercherie, qu’il lui avait menti, mais pas totalement. Ou alors continuer son mensonge.. Mais sa réaction était évidente, elle compte le torturer s’il avoue être véritablement obsédé par elle. Alors quoi ?
Inconsciemment, Isidore se passa la langue sur les lèvres, avant de mordiller sa lèvre inférieure en signe d’intense réflexion. Un choix cornélien s’offrait à lui, mais surtout, il sentait encore le gout de ses lèvres, leur chaleur et…
Isidore dégluti péniblement et ouvrit les yeux pour les planter intensément dans ceux de Faucett.

-Qu’importe, car il ne fait aucun doute que désormais ça sera le cas, Tu me hanteras, m'obsèdera, torturera mon esprit quotidiennement. Je ne pourrai pas faire abstraction de… ce baiser. Ni oublier ta claque. Ni chasser de mon esprit la douceur ta peau. Quant à ton odeur ...


Isidore eut un rire désabusé, presque douloureux, tandis qu’il réalisait qu’il ne pourrait pas l’oublier. Il secoua la tête avant de la baisser, évitant le regard de la jeune femme. Faucett venait d’entrer dans son esprit, elle n’était plus une inconnue, comme tous les autres, elle était dans sa vie, comme Godric et Amber. Elle allait s’inviter dans ses rêves, l’obséder le jour car il ne comprenait pas ce qu’il s’était passé, sa réaction, ce que lui avait ressenti.. il se connaissait suffisamment que désormais il ne pourrait plus se contenter de l’ignorer, sauf lorsqu’il se croisent dans les couloirs. Non, désormais elle allait faire partie de sa vie, il sentirait son odeur parfois dans la salle commune des Serdaigles, il remarquerait la flamme farouche de son regard dans les yeux d’autres… Tout ça à cause de ce baiser. De son insistance à elle, de son mal-être à lui, de sa réaction à elle…
Il se sentit submergé par le désespoir. Comment était-ce possible ? Comment avait-il pu la laisser entrer en lui ? Il s’en voulait terriblement et… Il sentait déjà la folie s’emparer un peu plus de lui.
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MessageSujet: Re: Divagation de l'âme [J.Faucett]  Dim 10 Juin - 18:02

Divagation de l’âme
Isidore Hepburn & Jaylin Faucett
Jaylin aurait dû le laisser tranquille. Depuis le début, depuis qu’elle l’avait surpris en train de scander des poèmes à des statues, elle aurait simplement dû passer son chemin et ne rien faire de plus. Mais par curiosité elle avait été entraîner dans une discussion dont elle ne pouvait pas se défaire maintenant. Elle aurait pourtant dû après la claque qu’elle venait de lui donner, simplement le laisser partir, mais si un jour elle voulait réussir à lui montrer qu’elle avait changé et ainsi se faire pardonner, le mieux était sans doute d’essayer d’arranger les choses de suite après son geste violent. Et pourtant la question qu’elle lui posa n’était ni en rapport avec la claque, ni un quelconque mot d’excuse, elle voulait simplement savoir si ce qu’il ressentait pour elle était vrai ou si comme Jay l’avait imaginé tout ceci n’était que pur mensonge pour la rendre folle. Elle ne connaissait pas suffisamment bien Isidore pour pouvoir anticiper ses mots et ses actions, elle avait simplement pris le parti de voir si tout ceci n’était qu’un jeu, pour le faire flancher et ouvrir encore plus la faille pour s’y engouffrer. Mais tout ne s’était pas réellement passé comme la jeune femme l’avait imaginé pour le coup. Et maintenant elle se sentait perdue, complètement consciente qu’elle avait potentiellement froissé le jeune homme dans des sentiments jusqu’alors inavouable. Jaylin continuait à le fixer, l’ayant fait se retourner vers elle attendant une réponse à sa question. Elle aperçu son petit sourire narquois, comme si Isidore était amusé de ce qu’elle venait de dire. Jay aurait dû se méfier, froncer les sourcils comprendre, mais pour le moment elle restait figée face à lui dans ce couloir où la plupart des gens étaient partis. Et elle se surpris à espérer que personne n’ait vu Isidore l’embrassé de peur que les rumeurs ne commencent à circuler atteignant alors les oreilles de certaines personnes. A nouveau un long silence s’installa entre eux, l’échange de regard se faisant toujours intense alors que l’un comme l’autre essayait de sonder l’autre, de trouver la vérité dans les yeux bruns ou marrons. Les yeux se fermèrent pour Isidore comme s’il cherchait une réponse adéquate à sortir à la jeune serdaigle et dans ce geste Jaylin eu l’impression que la réponse à sa question serait affirmative. Et elle se sentit mal. Mal parce que déjà ce n’était pas réciproque, de deux parce que c’était étrange, mais qu’en plus s’il lui avouait ça, Jay ne saurait que dire. Après quelques moments il finit par ouvrir les yeux et lui expliqua que si ce n’était pas tout à fait vrai auparavant, ça le serait maintenant. Parce qu’il l’avait embrassé, parce qu’elle l’avait giflé, il ne pourrait enlever l’image de la brune de sa tête. Elle l’entendit parler de sa douce peau, de son odeur et une lueur de panique passa dans ses yeux marrons. Mais ce n’était pas mélangé qu’à de la panique il y avait dans ses mots une certaine flatterie. Et elle l’entendit rire, sans savoir pourquoi, ne l’aidant pas à être moins perturbée par la situation. « C’était ton premier baisé ? » demanda-t-elle simplement, se demandant si elle venait ou non de faire foirer complètement un moment très important dans la vie d’une personne. Il fuyait son regard, comme pour éviter à Jaylin de mieux comprendre à travers ses yeux la réponse qu’elle attendait. Positive, elle espérait que ce n’était pas le cas, car elle s’en voudrait alors, mais dans ce genre de moment, il s’agissait de savoir ce qu’il s’était passé dans la tête d’Isidore. Pourquoi ? Avait-il apprécié ? Enfin si on occultait la claque, sans doute. « Je suis désolée pour la claque. Mon but n’était pas ni de te frapper, ni d’être méchante avec toi, tu m’as surprise simplement. » reprit-elle. Isidore n’était pas quelqu’un qui expliquait clairement ce qu’il ressentait, Jaylin s’en rendait compte et si elle voulait avoir des informations là-dessus, elle allait devoir creuser bien plus profondément, ne faire que des suppositions dans l’espoir d’être dans le vrai. Mais ce dont la jeune femme ne se rendait pas compte ou peut-être que si, la connaissant, c’était qu’en agissant ainsi, elle ne risquait pas d’obtenir grand-chose de la part d’Isidore.

electric bird.


I'm a wizzard !

FUTURE. PAST. PRESENT.
❝ Tout contact laisse une trace et tout objet, toute personne que l’on a touché, en sera d’une façon ou d’une autre transformé. Mais ces transformations ne sont jamais celles qu’on avait anticipé.❞

Signature, merci Ayla luv :
 


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MessageSujet: Re: Divagation de l'âme [J.Faucett]  Ven 15 Juin - 4:57

C’était ton premier baiser ?
Isidore se figea. Faucett dépassait allégrement les limites, et il en avait marre. Il avait peur et il détestait se dévoiler ainsi. Il craignait des représailles. Il craignait son regard sur sa vie. Cette journée dérapait sans qu’il ne puisse rien contrôler et.. il désirait uniquement que tout s’arrête et que les gens l’oublient, de nouveau.
Il détourna alors la tête refusant de la regarder, ou même de répondre. Il serra les dents puis ferma les yeux, cherchant une échappatoire. Courir serait probablement une bonne option. Il ne s’était jamais inquiété de l’avis des autres, mais que cette Serdaigle de malheur ait percé son –dépucelage-bisouesque l’inquiétait. Était-il si… évident ? Mais, alors pourquoi insistait-elle ? Il ne voulait que la paix, le calme et l’ignorance, alors…
La serdaigle reprit la parole, lui offrant des excuses pour la claque tandis qu’il réfléchissait à comment transplaner au sein de l’école, ce qui était impossible, il le savait, mais il avait quand mêùe envie de se retrouver n’importe où sauf à cet endroit.
Elle avait été surprise. Isidore sortit de ses pensés et la regarda d’un air moqueur, ben voyons, elle est surprise et elle le frappe, il lui manque une case à cette pauvre fille. Quand il est surpris i sursaute, se recule ou fuit. Il ne frappe personne, même lorsqu’ est en colère et que l’envie le démange. Comme en cet instant. Alors ?

-Laisse-moi tranquille. C’est tout ce que je veux. Oust. Du balai. Dégage de ma vie, de ce couloir de… tout. C’est trop, tu dépasses la bienséance et même pour me torturer, tu y vas fort, alors, s’il-te-plait, laisse-moi.

Voilà, c’était plutôt clair et son regard froid devait lui faire comprendre qu’il n’était pas question de négocier ou qu’elle s’attarde. Il n’avait pas envie d’être aimable ou conciliant ni rien. Il voulait juste être seul et… essayer de faire le point, arrêter d’aggraver la situation.
Mais le destin sembla penser autrement, puisqu’un étudiant passa près d’eux et leur adressa la parole sur un ton moqueur.

-Vous savez qu’il y a une salle de cours déserte juste là ? Il pointa du doigt une porte qui se trouvait à moins de dix mètres. Vous serez bien mieux pour vous galocher, parce qu’en public.. Eurk.

Il mima un vomissement tandis qu’Isidore inspirait fortement, essayant de se contrôler. Ne pas le frapper, ne pas répondre, ne pas hurler.. Rester immobile et impassible, voilà.


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