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 Isidore * Au pays des Liliputiens

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Bonjour ! J'appartiens à la maison : Serdaigle J'ai posté : 110 hiboux. Grâce à moi ma maison a gagné : 201 pour une aventure ! Je suis de la génération : 1998 . Je suis un aventurier : on peut me blesser

MessageSujet: Re: Isidore * Au pays des Liliputiens  Lun 5 Mar - 17:48

Isidore peinait à comprendre le labyrinthe des pensées de la demoiselle. Il essayait pourtant, de s'immerger, de l'imaginer... mais non, il ignorait trop de choses d'elle. Elle semblait avoir trop vécut, trop souffert pour se contenter d'une simple "jalousie".
Mais lui, il connaissait le pouvoir de la jalousie. Il en était même son fruit ! Alors que les gens soient cons, oui c’était possible, voire même probable, mais la jalousie, ça... ça rend encore plus con, ça rend irréfléchi et spontané. Un bien mauvais cocktail. Il aurait aimé rêvasser sur les pouvoir de ce cocktail qui avait mené sa mère à une nuit de débauche. Un seul dérapage, très long, et quelles conséquences.. Une vie foutue en l'air. Deux même, vu qu'il faisait partie du lot désormais.
«- Qu'est-ce que tu trafique toi, là ? »
Isidore releva la tête, tandis qu'un sourire fugace chatouillait ses lèvres. Mais c'est qu'elle était presque agressive l'aiglonne... Il lui aurait bien répondu, mais craignait de perdre de sa concentration et que son carnet ne parvienne jamais jusqu'à lui. Heureusement, celui-ci ne fut pas long à apparaitre, accompagné de son porte-mine de graphite.
Le carnet était plus grand que lui, et le stylo faisait sa taille. Il aurait aimé profiter de cette situation ridicule, mais il avait compris que ce n'était pas le cas d'Amber. Alors il se contenta de rétrécir ses biens, d'une formule énnoncée distinctement et d'un mouvement de baguette moins assuré. Ce n'était pas tous les jours qu'il rétrécissait ses biens. Il était du genre à ne pas s'encombrer de choses matérielles plutôt qu'à vouloir à tout prix les emporter peut importe leur taille. Toutefois, après de longues secondes de concentration, ses affaires rejoignirent sa taille ridicule et il s'en saisit avec délectation. Il allait afin pouvoir dessiner ce qu'il voyait. Ce qu'il ressentait.
Isidore ouvrit son carnet et observa la page blanche, laissant son crayon se suspendre au-dessus du papier.


-Contrairement à toi, je ne maîtrise pas les mots, mais mon crayon.. c'est autre chose. Laisse-moi te montrer ce que je vois lorsque je te regarde. Et ce que les autres voient. Et envient.

Et sans vraiment attendre son autorisation, il traça un premier trait. Ses yeux observaient avec attention le visage de la jeune femme, cherchant à capturer son essence, à comprendre qui elle était pour la graver sur la feuille. Il débuta par ses yeux. Ses yeux si envoûtantà... Sombres, de longs cils les dissimulant, des sourcils élégamment dessinés et des pommettes hautes.
Il ne la quittait pas des yeux, sa main dessinait seule. Parfois il prenait le risque de jeter un rapide coup d'oeil à sa feuille, mais revenait rapidement à Amber. Dessiner lui vidait l'esprit, et lui conférait presque l'inspiration pour faire des phrases pas trop idiotes. il s'y risqua.


-Tu sous-estimes le pouvoir de la jalousie. Et tu te sous-estimes, toi. Tu es...

Le mot se coinça dans sa gorge et il ferma les yeux. Les ouvrit de nouveau, regarda son dessin où deux prunelles et quelques esquisses complémentaires se laissaient découvrir et plongea de nouveau ses yeux bruns dans ceux d'Amber. Il avait peur de ces mots, ils étaient puissants et pourtant.. C'étaient les seuls qui lui semblaient à la juste mesure.

-Tu es fascinante. Et belle.
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Amber Bower
Bonjour ! J'appartiens à la maison : Serdaigle J'ai posté : 199 hiboux. Grâce à moi ma maison a gagné : 108 pour une aventure ! Je suis de la génération : 1977 . Je suis un aventurier : Oui légères.

MessageSujet: Re: Isidore * Au pays des Liliputiens  Mar 6 Mar - 1:44
La jeune femme ne comprenait pas ce que son interlocuteur et accessoirement nain de jardin était en train de faire, à agiter sa baguette comme ça, dans tout les sens. La sorcière était intriguée et comme elle demande ce qu'il trafique, Isidore, dont elle ne connaît à vrai dire même pas le prénom, pas plus qu'il ne connaît celui de la jeune demoiselle, prend le parti de ne pas lui répondre. Ce qui ne manque pas de faire croire la curiosité et l'inquiétude, c'est vrai, de la demoiselle, en se demandant ce qu'il peut bien faire. Et quand elle voit le carnet et la plume, la demoiselle se demande s'il est sérieux et n'a pas oublié un petit problème de taille, l'ouvrage étant plus gros que lui. Et elle le regarde, alors, rétrécir l'objet en se demandant ce qu'il peut bien avoir en tête.

Maîtriser son crayon ? Et Alors ? La demoiselle ne comprend pas où le jeune homme veut en venir et elle lèvre un sourcil intrigué en continuant de l'observer faire. Ce que les autres voient ? Quand ils la regardent ? La jeune femme en a une petite idée mais c'est loin d'être une pensée agréable aussi elle ne comprend pas trop ce que le sorcier peut bien vouloir faire avec son carnet et ce même s'il se dit doué avec les dessins. Cependant, quand il dit qu'elle sous-estime le pouvoir de la jalousie. Non elle ne le sous-estime pas, elle jalouse elle même les filles minces, les filles belles, les filles bien dans leurs peaux, celles à qui personne ne dit qu'elles sont des cachalots !

«- Arrête tes bêtises tu veux ? Je sais très bien ce que je suis dans cette école et ce que je suis aux yeux des gens, la jalousie, tout ça, je connais mais y'a rien à envier chez moi, ouvre les yeux, tout le monde te le diras et pourquoi tout le monde serait jaloux de moi ?»

La demoiselle ne comprend pas, elle a l'impression qu'elle va devenir folle avec tout ça. Il ne peut pas lui dire des choses pareilles. Qu'Anna le dise, c'est normal elles sont amies. Qu'Eren l'ait dit c'est normal aussi au vu de la mission qu'il s'était fixé. Mais Isidore n'a aucune raison de tenir de tels propos. A moins que...

«- Est-ce que toi aussi tu es en train d'essayer de te foutre de ma gueule ? Non parce que les paries sur mon do, dans cette foutue école, ça commence à bien faire ! Oui je suis grosse, oui les autres sont belles et fines. Mais c'est pas une raison pour se moquer en permanence !»

I'm a wizzard !

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MessageSujet: Re: Isidore * Au pays des Liliputiens  Mar 6 Mar - 5:36
[HRP : si si, ils se sont présentés, même que c’est à ce moment qu’Amber à traité Isidore de con U.u]
 


Isidore s’étonna de la colère qui grondait dans la jeune fille. Il l’avait entraperçue un peu plus tôt, mais elle ne cessait de le surprendre. Elle était vive et blessée. Il aimait voir ses yeux flamboyer, son visage se crisper et ses sourcils se froncer. Son corps tout entier dégageait alors… quelque chose. Quelque chose d’intimidant. Et il se répèterait en avouant qu’elle était terriblement fascinante.
Mais il se sentait tel un moucheron dans l’obscurité, voletant au plus près de cette flamme dévorante.
Mais elle ne comprenait pas, ce qu’elle avait, qu’aucun autre ne possédait. Lui non plus ne l’avait pas vu, au début. Il non plus n’avais pas cherché à voir, véritablement, au-delà des idées reçues.
Amber semblait sur le point d’exploser, elle lui en voulait, à lui. Elle lui reprochait de lui vouloir du mal, de vouloir parier, de se moquer d’elle… mais il n’en était rien. Il se sentait presque peiné que ses intentions soient si mal interprétées. Mais la fin de la tirade de la Serdaigle l’informa que les autres ne la jugeaient en effet que sur son surpoids. Elle avait des courbes, certes, et ces courbes… Elles étaient belles. Amber était plus femme que nombre de filles à Poudlard.
Isidore soupira et baissa le regard sur sa feuille, hésitant à poursuivre l’aventure. Mais oui, il allait essayer d’arranger les choses, car il voulait la dessiner. C’était étrange, mais maintenant qu’il la voyait, il voulait l’explorer, la découvrir, la croquer, l’immortaliser, la sublimer.
Alors il parla.

-Pourquoi je me paierais ta tête ?

C’était une question de rhétorique. En fait, il cherchait à combler le vide, à s’empêcher de dire ce qu’il est sur le point de dire, de se confier, mais il sentait qu’il était sur une pente glissante et que rien ne l’empêcherait de la dévaler.

-Tu sais, je n’écoute pas ce que disent les autres. Je ne pensais pas que tu avais reçu autant de pierres pour être ainsi blessée et terrifiée, mais…  c’est dommage….

Isidore releva les yeux de sa feuille, capturant une lueur colérique dans le regard d’Amber et hésita sur la suite de ses mots. Il avait envie de lui dire de se battre, d’affirmer son caractère et de leur faire mordre la poussière à tous, mais il ne pouvait pas. Il n’avait pas envie de lui dire que sa vie serait ainsi jusqu’à la fin, à moins qu’elle se batte, comme elle se battait en cet instant.
Non, il changea de sujet.

-Pour en revenir à la jalousie, c’est un poison terrible. Ce que je vais te confier, tu le garderas pour toi. Il l’observa rapidement puis baissa de nouveau les yeux et reprit son portrait, qui prenait doucement forme. Ma mère est jalouse de sa sœur. La raison initiale est une idiotie, elle se sentait moins aimée. Mais avec le temps, tout devenait propice à nourrir cette jalousie, jusqu’à ce qu’elle devienne si violente, que lorsque ma tante a avoué être enceinte –le père était un illustre sang-pur-, ma mère est devenue folle. La jalousie l’a poussée à s’envoyer en l’air avec tout Londres, ou presque. Et trois jours plus tard, en rentrant à la maison, elle était enceinte. De moi. Alors crois-moi, lorsque je te dis que la jalousie c’est un mal puissant. Parce que même après avoir foutu sa vie en l’air, ma mère a continué à haïr sa sœur, pour tout, et surtout pour ce qu’elle l’avait poussée à faire, inconsciemment.

Isidore fit une brève pause pour reprendre son souffle, il n’avait pas fini.

-Mais ma tante n’a jamais été consciente de la jalousie de ma mère, je crois. Enfin je ne sais pas, mais elle n’a jamais flanché sous ses insultes ses coups bas et ses manipulations. Elle est devenue… Il grimaça tant ces mots lui coutaient, elle et devenue une fille enjouée et forte. Je me demande si elle sait maintenant qu’il ne s’agissait qu’une bête histoire de jalousie au début, et si elle ressent pour ma mère autre chose que de la pitié…

Songeur, Isidore tarda quelques instants à revenir à la réalité.

-Où je veux en venir, c’est que tu es différente. Comme l’est ma tante. Des insultes, tu en essuieras beaucoup. Des coups, tu en recevras tout autant. Mais ce qui importe, c’est de te relever et de montrer que tout ça… Eh bien tu t’en fous. Parce que tu vaux mieux qu’eux. Parce que lorsque tu y arriveras, tu seras intouchable et qu’eux, seront restés en bas de l’échelle. Tu ne vois pas pourquoi ils te jalousent ? Parce que tu es différente. Parce que tu es sensible, mais attentionnée, parce que tu es ronde et que tes courbes sont mille fois plus belles que celle de toutes ces filles trop fines. Parce que tu ne seras jamais « comme eux », conforme et fade. Et que ça leur fait peur, d’imaginer que tu puisses être « plus » qu’eux.
 
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Amber Bower
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MessageSujet: Re: Isidore * Au pays des Liliputiens  Mer 7 Mar - 0:41
Pourquoi il se paierait la tête de la demoiselle ? La jeune femme en bleu et bronze est incapable de le dire, mais elle sait que les gens aiment à se moquer d'elle. Tout du moins c'était le cas à une époque surtout. Puis avec l'évolution les élèves étaient un tout petit peu moins cons, mais tout de même pas assez pour que la demoiselle retrouve sa confiance en elle et pour preuve, sa mésaventure avec Eren. Où des étudiants avaient trouvé que ce serait drôle d'envoyer un homme séduire deux filles, les tromper, leur briser le cœur. Stupidité. Pourquoi lui voudrait-il du mal ? Elle ne peut pas le dire mais elle sait que les hommes sont doués pour cela. Pour la juger, se moquer, la blesser. Et Amber ne veut plus avoir mal. Elle ne veut plus se sentir fragile et dominée, livrée aux saloperies de ces petits camarades. Elle ne veut plus se sentir démoralisée, triste, abattue, par la bêtise de petits étudiants qui veulent seulement rire. Alors désormais, Amber ne se laisse plus avoir. Elle est comme un animal blessé qui ne se laisse plus atteindre. Plus jamais. Et pourtant. Pourtant Anna avait put lui faire mal. Pourtant Eren avait put lui faire du mal. Et elle continuait d'avoir mal, d'avoir peur, de craindre les autres. Devenir agressive était une  défense, finalement.

«- Pourquoi les gens se paient la tête des autres ? Je ne sais pas pourquoi ils le font, mais ils le font. Et qu'est-ce qui peut me garantir que tu n'es pas comme eux ? Tout ceux qui m'ont le plus blessés étaient finalement ceux qui semblaient avoir le moins envie de le faire.

Et il a beau dire qu'il ne pensait pas qu'Amber pouvait être à ce point blessé, cela ne change rien pour la serdaigle qui reste sur ses gardes. La jeune femme avait trop peur d'accorder une fois de plus sa confiance et être finalement blessée. Sur ce point, Eren avait vraiment bien fait morfler la demoiselle. Pour la confiance aux autres il avait été la pire des expériences possible. La pire personne à mettre sur sa route. Parce qu'elle lui avait donné sa confiance et que ce dernier l'avait brisé, effrité entre ses doigts, comme un rien, pour un jeu, pour un pari. Il a beau s'en vouloir, cela ne change rien à ce qu'Amber a vécut, à la manière que ça a eut de l'affecter. Mais Isidore tente, essaie quand-même, se confie à la demoiselle. Parle de sa propre vie, parle de sa mère. Et Amber ne peut pas dire que cela ne la touche pas, même si elle reste sur ses gardes, quand-même, de peur qu'un mensonge ne se cache derrière cette sincérité apparente. Amber a peur, si peur, d'être de nouveau blessée.

«- Je vois, enfance pas facile.»

C'est tout ce qu'elle peut dire. Amber n'est pas forcément douée pour réconforter les gens, parce qu'elle a eut trop peu pour réussir à donner. Peut-on donner la lumière, quand on ne l'a pas pour soit-même ? La demoiselle ne connaît pas ce genre de problèmes. Hormis son poids et son sang, elle n'a jamais rien connu de bien particulier dans sa vie. Mais elle peut comprendre ce qu'a vécut la tante d'Isidore. Pour sa part, Amber n'avait probablement pas tant souffert, me^me si le reste de sa famille était moldu.

«- Le problème c'est que ce n'est pas si facile que cela, de ne pas entendre, de ne pas écouter, de ne pas faire attention.» murmure simplement Amber en évitant de le regarder.

(Preuve que je dois arrêter de rp quand je suis fatiguéSurprised désoléSurprised)

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MessageSujet: Re: Isidore * Au pays des Liliputiens  Mer 7 Mar - 16:27



Amber avait souffert, plus il la regardait, plus il voyait les traces sur son visage. La colère dont elle se parait pour ne pas se faire approcher. Les marques au coin des yeux pour avoir trop pleuré. Ces petits détails qu’il découvrait et qui lui plaisaient. Amber, contrairement à ses précédents modèles (illégaux, il ne prévient que rarement être en train de dessiner) est pleine de surprise. Plus il l’observe, plus il en découvre à son propos.
Elle n’a pas confiance en lui, ni en quiconque. Et il ne lui en veut pas, pas plus qu’il désire devenir son ami. En vrai, il ne sait pas trop ce qu’il veut, juste la dessiner peut-être.
-Rien ne te garantit mon honnêteté. Et je ne te promettrais pas de ne pas te blesser, cette notion de « faire du mal » me semble trop délicate pour moi. Je dis ce que je pense, lorsque je le juge nécessaire, autrement je demeure silencieux.
Puis, il se confia. Sans qu’il en ait véritablement conscience. C’est à la toute fin qu’il sortit de sa rêverie.
Mais qu’est-ce qui lui a pris ? Jamais Isidore n’avait raconté son histoire. Jamais il ne s’était confié. Alors pourquoi là ? Pourquoi à elle ?
Il n’en sait rien. Il regrette. Il se questionne. Il aimerait effacer ses mots et oublier. Voilà, oublier. Oublier qu’il vient de confier le secret de son existence à une inconnue, qui l’a fait rétrécir.
Mais c’est impossible.
Et elle non plus ne semble pas savoir comment réagir, et sa maigre réponse lui semble suffisante.
Il haussa les épaules et observa son dessin. L’envie de dessiner vient de lui passer, ses souvenirs ont chassé ses envies de contempler la beauté. Il était perdu.

-C’est mon enfance. Facile ou pas.. Peu importe, c’est ce qui fait qui je suis. Et ne pas écouter les autres, c’est probablement l’une des rares choses que ma mère m’a enseigné et qui m’est utile. J’avoue que sans ça, les choses auraient probablement été différentes.
La voix de Loukas était plus faible, comme réponse aux murmures d’Amber. Il se demanda comment aurait été son entrée à Poudlard, sans sa forte indifférence au monde qui l’entourait. Il en aurait souffert. Probablement aurait-il été incapable de répliquer à ses débuts. Un coup d’éclat lui avait permis de s’attirer un respect douteux qui s’est mué au cours du temps en une indifférence puissante. Il savait, au début, que les gens parlaient de lui. Certains s’étaient même amusés à le critiquer juste devant lui, en lui jetant des coups d’œil moqueurs. Oui, les Hommes sont cons, parfois. Souvent. Et sa réponse avait été « pourrais-tu te pousser, tu me bloques le chemin ». L’autre s’était énervé et lui avait dit qu’ils parlaient de lui et que c’était tout ce qu’il trouvait à dire, entre autres choses sympathique. Isidore l’avait alors fixé avec intensité « Et alors ? Grand bien te fasse. » Son dédain sous-jacent avait heurté le gamin qui avait passé les jours suivants à essayer de le provoquer, en vain. Isidore n’était pas quelqu’un de patient, la preuve lorsque cette pauvre Serdaigle l’avait rapetissé. En fait, il avait une telle indifférence à tout ce qui l’entoure que les gens l’imaginaient patient, mais la vérité est toute autre : qu’importe que des gens parlent sur lui, le critiquent ou le haïssent, tant qu’on le laisse en paix. Ses seuls éclats étaient lorsque les gens s’immisçaient dans son espace personnel et modifiaient son environnement.
Le jeune homme reprit son travail de dessinateur et se concentra sur les yeux qui se trouvaient sur le papier, jouant avec ces iris sombres, y ajoutant une pointe de détresse au milieu de cette colère. Peut-être que son portrait lui prouverait qu'elle n'était pas celle que les autres voulaient qu'elle s'imagine être. Non, elle était plus. Et toutes ces fissures, qu'il devinait petit à petit, il avait envie de les retranscrire. Dans ce visage, son cou, ses épaules à peine esquissées, ses cheveux libres et en désordre à cause du vent...
 
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Amber Bower
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MessageSujet: Re: Isidore * Au pays des Liliputiens  Jeu 15 Mar - 19:28
La demoiselle l'observe alors que l'homme admet que rien, absolument rien, ne peut garantir à la demoiselle qu'il soit sincère avec elle, honnête et le voilà qui dit être habitué à dire ce qu'il pense. Voilà bien un problème, alors que trop de monde a prit cette habitude. Dire ce que l'on pense, avec franchise, n'a pas que des bons points. Certes cela évite les hypocrisies. Mais cela fait venir bien d'autres tourments, bien d'autres maux. Comme, tout simplement, des vérités qui blessent. Et l'on pourrait vraiment s'abstenir d'être honnête, quand on sait que cela va blesser, marquer et peut-être pour toujours la personne qui nous fait face. Que cette personne devra évoluer avec ce poids sur ses épaules.

«- Parfois les gens feraient mieux d'épargner les autres de leurs pensées. Certains vont beaucoup, beaucoup trop loin, sous couvert de ne pas vouloir être hypocrites. Je ne cautionne pas ces comportements. Je pense que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire si l'ont sait qu'elles vont blesser une personne. Je pense que les gens devraient tourner sept fois leur langue dans leur bouche et simplement, de temps en temps, envoyer leurs considérations au placard.»

Amber n'est peut-être pas tendre mais elle a eut trop mal par le passé pour l'être, trop mal pour ne pas être en colère, trop mal pour faire comme si de rien n'était et accepter que certains parlent, parlent sans arrêt, fassent du mal autour d'eux sans jamais fermer leurs gueules, alors même que soi on était sincère avec eux, ils seraient parmi les premiers à râler, assurément.

«- Je vois, mais il n'en reste pas moins que ça n'était pas facile à vivre, tout de même, je pense. »

Et Amber ne trouve rien de plus à dire, avant de finalement s'asseoir dans l'herbe alors que le sorcier dessine. Elle le sort de sa poche et le pose sur ses jambes, afin de pouvoir le regarder sans donner l'impression, à chaque fois, de s'admirer les seins. Histoire de ne pas paraître complètement tarée.

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MessageSujet: Re: Isidore * Au pays des Liliputiens  Ven 16 Mar - 5:59


Isidore écoutait la Serdaigle parler, appréciant la tonalité de sa voix et se perdant dans les méandres de son dessin.
Il approuvait ce qu’elle disait, mais il n’avait pas vraiment envie de parler plus. Il ne se sentait pas égal à lui-même et ça le perturbait grandement. En fait il ne comprenait pas ce qu’il se passait avec Amber. Parfois ils s’attaquaient, parfois ils se complimentaient.. et là, elle venait de s’apitoyer sur son enfance. Décidément, il se demandait si cette potion n’avait pas été mélangée à une autre.
Isidore leva son crayon de la feuille et s’éloigna de quelques pas. Enfin, il se mit à courir, mais sa petite taille ne le fit s’éloigner que de quelques centimètres, zigzagant entre les brins d’herbe. Lorsqu’il se retourna, il put enfin voir la demoiselle dans son entièreté. Pas seulement son visage ou sa séduisante poitrine. Elle était assise dans l’herbe folle, avec sa chemise blanche et ses longs cheveux bruns.
Isidore reprit son stylo et décida d’attacher au visage qui s’étalait sur le papier un corps esquissé, semblable à ce qu’il voyait. Enfin, à ce qu’il ressentait plutôt, il dessinait avec son cœur.
-Je n’aime pas parler. C’est trop compliqué pour moi, ce qu’il faut éviter de dire, les conséquences de tous nos mots, le poids des secrets et les mensonges… Tout ça, ça me saoule. Ça me semble inutile. Ça te surprendra peut-être, mais tu dois être une des premières personnes avec qui je parle « véritablement » depuis… toujours, ou presque. Je ne suis pas bavard. Mais là.. je ne sais pas. J’ai peur que si j’arrête de parler tu partes.

Et il ne mentait pas. Il mettait finalement des mots sur ce qu’il ressentait, une crainte de voir Amber partir, qu’elle redevienne une ombre parmi les ombres. Il ne s’inquiétait pas de sa taille ridicule, mais il avait peur de laisser partir cette rencontre fugace, cette impression d’avoir rencontré quelqu’un de différent.
-On s’est insulté réciproquement, et maintenant tu compatis à mon enfance. Rien de tout cela n’a de sens.
Isidore l’observait avec attention, comme s’il essayait de percer un mystère.
-Tu es généreuse, même si tu as peur et tu cherches à te dissimuler derrière.. tout ce que tu m’as montré, tu cherches à aider les autres et à être gentille. Moi il y a bien longtemps que je ne cherche même pas à m’intéresser aux autres, l’espère humaine est déplorable. Mais pas toi, tu gardes espoir même si tu ne l’admettras jamais.

Le jeune homme craignit avoir trop parlé une fois encore. Il baissa les yeux et chercha à calmer les battements de son cœur. Il observa le dessin en attendant et le jugea suffisant. Le visage d’Amber s’y étalait en détail, ses yeux brillaient de réalisme et dégageaient une étrange impression de tristesse mêlée à la colère qui l’habitait. Et autour de son visage légèrement grisé s’élançait sa chevelure aussi vive que le vent, cascadant sur ses épaules et dévoilant un corps doux.
Il rendit au parchemin sa taille originale et… se retrouva presque écrasé en dessous. Lui qui comptait l’offrir à Amber, voilà qui perdait de son effet.
 
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Amber Bower
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MessageSujet: Re: Isidore * Au pays des Liliputiens  Mer 21 Mar - 21:58
Ils étaient étrange, l'un et l'autre, à se parler comme cela, s'ouvrir sans se connaître, sans avoir la moindre retenue. Ils disaient des choses que l'un et l'autre gardaient pour eux d'ordinaire, visiblement et ce sans qu'ils ne sachent vraiment, au final, pourquoi ils se parlaient ainsi. Lui-même finit par l'avouer, il n'aimait pas parler, le poids des mots, de ce que l'on peut ou ne peut pas dire, le stressait.  Cependant elle est étonnée d'apprendre qu'il est probablement la première personne avec qui il parle comme ça, autant, depuis longtemps. La demoiselle n'aurait pas cru et elle ne sait pas pourquoi, c'est étrange. Comme l'homme le lui fait remarquer il est assez curieux qu'ils se soient insultés, jetés des mots à la tête au début de leur entrevue, pour être infiniment calmes maintenant, en fin de compte et compatir l'un et l'autre à l'existence, au passif, de leur interlocuteur en essayant de lui remonter le moral.

«- Ouai, comem quoi c'est bizarre la vie parfois. Si ça se trouve dans une heure tu pensera de nouveau que je suis insupportable et t'auras peut-être pas vraiment tord en soit !»

Elle lève un sourcil quand le jeune homme procède à son analyse, comparant leurs deux caractères et leurs deux visions de la vie, de l'espèce humaine, alors qu'il interprète quelque peu pour la demoiselle ce qu'elle ferait, ne ferait pas, ce en quoi elle croit, ne croit pas... Amber lève un sourcil en songeant qu'il ne la connaît pas, pour parler d'elle ainsi. Dans le fond il ne sait absolument pas si Amber réagirait bien comme il le pense, comme il le dit. Mais la bleu et bronze elle-même à vrai dire ne sait pas comment elle pourrait se définir, si la vision du jeune homme colle à la réalité ou si ce n'est pas le cas. C'est plus délicat que ça. Les années, les gens, l'ont blessés. Il faut du temps pour se reconstruire. Elle accorde son attention, son temps, son amitié, à ceux qui le mérite. Les autres... que dire ?

«- Je pense que tu as une opinion de moi bien plus positive que je ne le suis en réalité...*»

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MessageSujet: Re: Isidore * Au pays des Liliputiens  Sam 24 Mar - 2:06

Isidore fut surpris de la réponse d’Amber. Leur relation évoluait vite sans qu’il en comprenne le pourquoi, ni même la portée. Pouvait-il parler ainsi avec quiconque ? Et la Serdaigle semblait posséder les mêmes doutes que son mini-confrère.
Lui, être positif ? C’était étrange, ce n’est pourtant pas un adjectif qu’il juge le définir. Était-il en pleine illusion ?

-Peut-être que le fait de voir le monde d’une autre perspective me fait voir les choses différemment. Un point positif d’avoir été ainsi rétrécit ?


Il ne savait pas et il avait bien envie de se laisser glisser dans ses pensées et d’explorer la situation à travers le flou de son esprit. Mais par respect pour Amber, ou par curiosité, car il peinait à détacher son attention d’elle, il n’en fit rien et se contenta d’observer son dessin.
Isidore agita sa baguette, murmura une formule et regarda le parchemin retrouver sa taille originelle.

-Tiens, ton portrait Amber. Je te l’offre comme… miroir, comment moi je te vois à travers mes yeux de la taille d’une épingle. Et je dois t’avouer que… Tu m’inspires, tu m’intrigues. Je ne sais pas pourquoi, ni vraiment ce qu’il m’arrive, mais… J’aimerais avoir d’autres occasions de te dessiner, si tu l’acceptes.


Pourquoi ? Il n’en savait rien. Il avait envie de la découvrir, d’examiner avec attention chaque parcelle de son corps, et pas uniquement de son point de vue de lilliputien. Il aimait voir les choses d’en bas, d’avoir toutes ses perspectives bouleversées, car il sentait sa vision du monde bouleversée. Et Amber, que venait-elle y faire ? Ce mystère envoutant piquait sa curiosité, il voulait voir ce qu’elle cachait, la découvrir sous chacune de ses couches, noircir des parchemins de toutes ses carapaces dont elle s’enveloppait. Toucher son âme de la pointe de son crayon, n’était-ce pas ce qu’elle craignait ? Ce qui l’effrayait, de le laisser entrer et que lui saccage son être, éventre ses secrets.
Il eut mal. Peur qu’elle refuse. Il s’inquiéta de ce que lui, pourrait lui faire, même involontairement. Mais il désirait tellement prolonger cet instant, continuer à la découvrir, au fil du temps, et d’immortaliser sa beauté, sa force et sa fragilité.
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Amber Bower
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MessageSujet: Re: Isidore * Au pays des Liliputiens  Sam 24 Mar - 3:27
Alors qu'il rend à sa feuille sa taille originale, voilà que l'homme est écrasé par le papier. Il faut dire qu'il est plus petit que la feuille et la bleu et bronze pouffe légèrement, amusée par la situation même si le sorcier ne doit pas vraiment aimer que l'on se moque de la situation dans laquelle il se trouve et ce d'autant plus que celle qui rit est responsable de l'état dans lequel il se trouve. En attendant tout deux semblent presque discuter du sens de la vie. Ou tout du moins du positivisme du jeune homme. Qui pense avoir une vision différente de par le fait qu'il a été rapetissé. Amber lève un sourcil étonné.

«- Je n'ai jamais rien entendu de tel mais... peut-être que tu es le premier cas de caractère légèrement modifié par ton rapetissement. Cependant au tout début tu as été en colère alors je ne sais pas si c'était vraiment différent de son caractère habituel ?» questionne la demoiselle car il faut bien dire qu'elle ne le connaît pas assez pour le dire avec certitude.

Comme l'homme lui offre le dessin, Amber le débarrasse de sa lourde charge et prend le papier entre ses doigts, admirant les traits qu'il a dessiné tout en écoutant l'explication qu'il lui en donne. Elle pose son regard sur lui de nouveau, assez rapidement, comme le sorcier demande à avoir d'autres occasions pour la dessiner et elle rougit légèrement, dans un premier temps, avant de se mordre la lèvre inférieure et hocher finalement la tête.

«- Si... si tu y tient... » répond simplement la jeune femme avant de regarder de nouveau le dessin, admettant volontiers qu'elle est jolie sur celui-ci, qu'elle se trouve presque belle. «Tu as beaucoup de talent pour le dessin. Même si tu m'a fais plus belle que je ne suis.»

Elle ne sait pas pourquoi elle accepte, pourquoi elle lui dit si facilement oui, mais peut-être est-ce simplement parce qu'il gonfle l'estime qu'elle a d'elle-même, par ses mots et par ce portrait qu'elle regarde de nouveau, en se disant qu'elle aimerais bien le montrer à Annastasiya. A Eren, aussi, si elle n'avait pas été encore si fâchée contre lui, si peinée de son attitude.

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MessageSujet: Re: Isidore * Au pays des Liliputiens  Mar 1 Mai - 6:25
Amber sembla surprise par ses mots et s’interrogea également sur les capacités de la potion rétrécissante. Était-il vraiment possible que la potion l’ait influencé sur son caractère ? Il était énervé au début, certes. Était-ce un comportement normal ? Il n’en savait rien. Il n’était pas du genre à s’énerver. Il jurait, parfois, mais là…
Le jeune homme mit fin à ses interrogations, n’aimant pas se questionner à propos de ses émotions, qu’il avait appris à étouffer depuis son plus jeune âge. Ressentir des choses n’est pas bon, c’est ce que sa mère le lui répétait à longueur de journée, alors il y concédait une certaine importance. Les sentiments, ce n’est pas sa tasse de thé, colère, joie, amour… rien que d’y penser, il frissonna.
Finalement, il préféra laisser le sujet où il était et tendit son dessin. Mais celui-ci, une fois de retour à sa taille normale, écrasa Isidore qui s’injuria mentalement de ne pas avoir prévu le coup. Mais la jeune fille n’insista pas sur le ridicule de la situation et attrapa la feuille pour observer ce qu’il y avait dessiné. Si elle n’avait pas l’air convaincue les premières secondes son expression se modifia lentement. Le cœur d’Isidore se fit plus léger et il eut une brusque envie de sourire, qu’il réfréna de justesse.
Il l’avait faite plus belle qu’elle ne l’était ? Il se sentit fier. Sans qu’il ne sache pourquoi, il eut l’impression d’avoir réussi. Surtout qu’elle accepta sa proposition de lui servir de nouveau de modèle. Et en cet instant, Isidore était presque certain d’être heureux. C’était une sensation étrange, mais il avait l’impression de toucher du doigt quelque chose… ça avait à voir avec Amber, son esprit, son corps, ses dessins… Et une presque certitude qu’il pourrait passer des heures à la dessiner sans s’en lasser. Et son âme s’embrasa lentement, le monde lui semblait soudainement plus coloré, plus vif.

-Merci. Je montre rarement mes dessins, c’est.. très personnel. C’est ma vision des choses, c’est… C’est se soumettre au jugement des autres, et je crois que je supporterais mal les critiques. Je suis plus honnête en dessinant qu’à n’importe quel autre moment de la journée. Alors, si tu t’y trouves belle, c’est parce que tu l’es. C’est comment moi je te vois, sans me préoccuper des autres, du temps ou de rien. Je… Je t’ai dessinée comme je te perçois, comme mes yeux t’ont découverte.

Isidore n’aimait pas parler autant, et il avait envie de changer de sujet. Il avait envie d’effacer ses propos, une fois encore, pour ne pas se dévoiler autant. Décidément, il y avait quelque chose avec cette fille, qui le faisait déraper, abandonner sa zone de confort. Mais quelque part, au fond de lui, une certitude émergeait, Amber était son horizon. Elle était une créature qu’il lui tardait de découvrir, en prenant son temps.
Toutefois, un grondement de toner le tira, une fois encore, de ses pensées envahissantes. Le liliputien leva les yeux vers le ciel et réalisa que celui-ci était désormais envahi de sombres nuages, promesse d’une terrible averse. Son premier réflexe fut d’imperméabiliser le dessin qu’il venait de faire d’Amber, le second… de grimacer tandis que les gouttes s’abattaient sur lui. Les gouttes étaient énormes, de la taille de son poing et le frappaient avec force. Et une étrange pensée le parcourut : il n’allait pas y survivre.

-Finalement je ne mourrais pas dévoré par un chat, mais écrasé par des gouttes d’eau !

Le jeune homme était presque obligé de crier pour se faire entendre, maintenant que le bruit de l’eau s’écrasant sur le sol s’élevait dans les airs. Il ignorait pourquoi il continuait à faire ces commentaires idiots, en temps normal, il se serait tu et aurait couru jusqu’au château. Mais non, il n’était décidément pas dans son état normal, tant physiquement que psychologiquement.

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MessageSujet: Re: Isidore * Au pays des Liliputiens  Jeu 3 Mai - 19:51
Alors qu'elle observe le dessin, Amber ne peut s'empêcher se penser que si ce dernier semble réaliste, il n'en reste pas moins que le serdaigle l'a embellit quelque peu, en gommant quelques traits qui lui déplaisent lorsque la demoiselle se regarde dans un miroir. Elle se sent plus belle qu'elle ne l'est vraiment mais elle le remercie, dans le fond, elle le remercie de lui montrer cette vision d'elle. Et en même temps... en même temps cette vision idéalisée lui fait mal comme elle se demande pourquoi elle n'est pas ainsi en temps normal. La demoiselle écoute attentivement les mots de son interlocuteur.

Comme il se dit honnête la demoiselle a l'impression que son cœur rate un battement mais elle a peur, encore, peur d'être prise pour une conne, peur d'être blessée une fois de plus. Après tout elle est dernièrement tombée amoureuse d'un homme qui ne l'avait dragué que par la raison d'un paris stupide, celui de sortir avec deux filles en même temps. La demoiselle a peur que l'on se moque d'elle une fois de plus, que l'on veuille rire à ses dépends. La jeune femme en bleu et bronze ne veut pas de ça, elle ne veut plus, c'est douloureux, trop douloureux. Ils ne se rendent pas compte de ce que c'est que d'être moquée sans arrêt et de vivre dans la peur continuelle de l'être, d'être jugée.

Elle ne répond rien aux mots de son interlocuteur, comme elle ne sait pas s'il est sincère en disant qu'il l'a dessinée comme il la voyait. Amber est méfiante, sur la réserve. Les personnes à qui elle fait confiance sont si peu nombreuses en vérité. La jeune femme ne pense qu'à sa meilleure amie, qu'à Anna, la seule en qui elle a l'impression de pouvoir avoir confiance. Et pourtant de l'amour, la demoiselle en a beaucoup à donner, elle ne demande pas qu'à en recevoir.

La pluie qui menace éclate d'un coup et voilà que le petit sorcier court partout en essayant de se mettre à l'abri, disant qu'il va finir écrasé par une goutte de pluie. Elle en doute fort comme les petites bestioles, bien plus petites que le sorcier dans cette situation, ne meurent pas de la pluie. Quoi qu'il en soit elle l'attrape finalement pour le remettre dans sa poche et fuir à grandes enjambes vers le hall du château, dans lequel elle le dépose, avant d'aviser les marches, la porte, tout cet univers inadapté à un homme aussi petit qu'un lutin de cornouailles.

«- Bon pour le moment te voilà au moins au sec ! On pourrait aller aux cachots voir le professeur Slughorn qui aura peut-être un antidote à ton problèmes, à moins qu'il n'ait tout simplement une potion vieillissante, j'imagine que ça doit faire effet. »


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MessageSujet: Re: Isidore * Au pays des Liliputiens  Lun 7 Mai - 4:04
Isidore s’inquiétait de la pluie, et du poids de ses gouttes. La Serdaigle ne semblait pas partager ses craintes, mais elle eut toutefois l’attention de le prendre avec elle afin de le protéger des éléments. Elle le glissa de nouveau dans sa poche et retourna au château, où le sorcier sentait que la réalité les rattraperait rapidement. Il savoura le contacte doux de la chemise de l’étudiante, sa poitrine, se demandant s’il devait la dessiner les yeux fermés, afin de ne la représenter qu’en sensation, comment ferait-il. Il songea à quelque chose de doux, d’agréable, mais de dur. Quelque chose d’élastique, avec toutefois la promesse d’une chair juteuse. Et au travers de cette enveloppe douce et rebondissante, il sentirait quelque chose de dur, d’électrisant et de piquant. Une sorte de noyau tellurique, de colère et d’énergie. L’agressivité de la peur empêcherait toute admiration, ça l’électrocuterait, l’empêchant de profiter du reste du dessin. Des lignes emmêlées, droites et tranchantes, aussi sombres que la nuit…
La voix d’Amber tira l’aiglon de ses pensées.
Il était sorti d’affaire (au moins de la pluie) et elle lui proposait d’aller voir leur professeur de potion. Slughorn. Un homme qu’il n’appréciait ni dans le passé ni dans le présent. Probablement à cause de sa faible moyenne, mais l’homme pourtant apprécié des vedettes de l’école ne semblaient pas trouver ses efforts suffisants.
..Pourquoi avait-il continué les cours de potion au juste ?
Il le savait, un coup de chance aux BUSES et l’obligation de prendre au moins deux cours optionnels. Une erreur que ses professeurs de potions lui rappelaient continuellement. Mais au moins, il se disait que les cours de potion avaient un quelconque intérêt dans la vie courante, au contraire de la divination et de l’arithmancie, pour ne citer qu’eux.
Isidore revint avec difficulté à la réalité, espérant ne pas avoir disparu trop longtemps. Et avec sa prise de conscience, une question ne s’effaçait pas. Il avait besoin de la poser.

-Si, pour une raison X, tu te retrouvais envoyée dans le passé, est-ce que tu essayerais de changer l’Histoire. Au moins la tienne. Est-ce que tu.. Agirais sur ta propre vie ? Changer ce qui ne t’y plait pas, les histoires désastreuses, les rencontres empoisonnées, les actes aux conséquences…. Conséquentes.


Le Serdaigle se tût, inquiet de s’être une fois encore dévoilé. Mais cette question le travaillait. Il avait songé plusieurs fois à agir vis-à-vis de sa mère. Changer sa vie à elle, effacer sa vie à lui.
L’angoisse de cesser d’exister l’en avait toujours empêché, mais il ne pouvait s’empêcher d’y songer, parfois. Lorsqu’il la croisait dans les couloirs de Poudlard, avec son air hautain, sa réputation de Sainte… Il avait envie de lui hurler dessus de la secouer, de lui dire qu’elle allait foutre sa vie en l’air, qu’elle ferait mieux de profiter de Poudlard pour trouver un époux, quitte à perdre sa virginité avant le mariage…
Mais non. Il se taisait et se contentait de l’observer passer.

-Allons voir ce charmant Slughorn, il saura probablement annuler la potion, mais je crains qu’une potion de vieillissement ne me rende que plus vieux, tout en me laissant à ma taille actuelle. On, après tout, je suis nul en potion, donc mieux vaut s’en référer aux autorités compétentes. Merci de proposer une solution efficace Amber.

Et il se tut, hésitant à réfléchir aux potions et à celle qu’il lui faudrait prendre. Il savait que s’il commençait à penser, il perdrait de nouveau pied avec la réalité et il ne voulait pas paraitre incorrect avec la jeune femme, qui prenait grand soin de lui, malgré sa gaffe initiale.
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MessageSujet: Re: Isidore * Au pays des Liliputiens  Lun 7 Mai - 10:47
Comme l'homme la questionne sur ce qu'elle ferait si elle pouvait retourner dans le passé, Amber ne manque pas de lever un sourcil, quelque peu surprise par la question de son interlocuteur. D'abord, elle se demande ce que cela peut bien faire à Isidore de savoir ce genre de détails. Pour commencer. Ensuite elle est quelque peu prise de cours car c'est une question qu'on ne lui a jamais posé et à laquelle elle n'a jamais réfléchis. De ce fait la demoiselle semble prendre quelques minutes pour réfléchir sur la réponse à donner.

«- Je pense que je le ferais oui, si je pouvais m'éviter quelques relations et ainsi quelques déceptions, quelques échecs qui ne m'ont rien apporté sinon une nouvelle claque dans la gueule... je pense que oui en effet j'aurais probablement essayé de modifier ma vie. Mais comme je n'ai pas de retourneur de temps et que leur utilisation est contrôlé je suis bien obligée de faire avec et de continuer à vivre avec tout ça, comme tout le monde en soit. Pourquoi, tu voudrais changer des choses à ta vie ?»

C'est tout de même drôle, bizarre, de poser une telle question dans un tel moment et la demoiselle se demande un peu ce qui a bien put lui mettre une telle idée dans la tête. Parce que vraiment elle ne voit pas ce qui l'amène d'un coup à avoir ce genre de considérations mais naturellement elle est loin de se douter que le jeune homme est dans cette situation, qu'il doit marcher sur des œufs sans les casser, comme beaucoup d'autres étudiants de Poudlard, qu'ils avaient vu débarquer l'an passé d'une école « du sud » qui avait brûlé. De fait Amber ne comprend pas comment il peut songer à cela dans l'immédiat. Quoi qu'il en soit, elle propose d'aller voir Slughorn pour aider Isidore et ce dernier accepte.

Le prenant entre ses mains, la sorcière rejoint donc les appartements de leur professeur de potions et toque à la porte de ce dernier en espérant que celui-ci soit effectivement ici. Finalement la porte s'ouvre sur leur professeur et l'aiglonne salut poliment ce dernier.

«- Bonsoir professeur... Je crois que j'ai fais quelques bêtises avec mon devoir de potions...»

Lui montrant Isidore, la demoiselle explique alors la situation à leur enseignant, pour requérir son aide.

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MessageSujet: Re: Isidore * Au pays des Liliputiens  Mar 8 Mai - 4:13

Le Serdaigle se mordit les lèvres tandis qu’Amber demeurait silencieuse suite à sa question à propos du voyage dans le temps. C’était un acte inconsidéré, stupide. Dangereux. Mais il trouvait en la jeune fille une sorte de nostalgie, une peur et des souffrances procurées par les autres et il avait besoin de savoir ce qu’un esprit sain pensait de tout ça. Changer le passé était dangereux, mais.. Est-ce que le jeu parfois n’en valait pas la chandelle ?
Le jeune homme se sentit soulagé lorsque sa camarade lui répondit, d’une voix légère où il lui sembla distinguer une pointe de nostalgie.
Elle changerait quelques choses, oui, pour avoir une vie moins difficile, éviter les pires rencontres. Mais c’était un songe hypothétique, elle en était consciente et interrogea Isidore à propos de l’étrangeté d’une telle question.
Le garçon se tortilla, mal à l’aise, sur son perchoir, heureux d’avoir été rétréci afin qu’elle ne détecte pas sa gêne.

-Hum, je ne sais pas justement… parfois, je me demande si ma vie vaut la peine d’être vécue. Si je pouvais sauver ma mère de son naufrage, elle pourrait avoir une belle vie et s’aimer. Quant à moi.. Eh bien je n’existerais pas. Ça ne serait pas une grande perte, et elle serait heureuse. Je crois. Peut-être, si elle fait les choses correctement. Mais rayer sa vie c’est… Isidore nota l’erreur et la rectifia rapidement. Ce serait une décision particulièrement grave et difficile à prendre. Je ne désire pas mourir non plus. Mais… je m’interroge, et cette question, je le crains, est en train de me rendre fou.

Le jeune homme se tu, tandis que ses pensées tourmentées venaient de nouveau envahir son esprit, avec des « si » et des « mais ».
Finalement, l’option d’aller demander de l’aide à un potioniste talentueux et expérimenté fut adoptée, et Amber emmena son petit camarade en direction des appartements du professeur Slughorn. Isidore demeurait silencieux, craignant l’évolution de la situation. Il n’aimait pas demander l’aide de qui que ce soit, il n’aimait pas être le centre d’attention des gens.
Finalement, l’homme ouvrit et la Serdaigle lui expliqua clairement la situation, sous le regard amusé du professeur. Le lilliputien sentait dans ces pupilles de la moquerie, mais il se garda bien de faire le moindre commentaire, peu désireux d’aggraver son état. L’enseignant semblait n’avoir jamais eu affaire à un tel accident, mais ne sembla pas surpris ni perdu. Il leur fit signe de le suivre, en direction de ses réserves. En pénétrant dans la pièce, Isidore réalisa qu’il s’agissait d’une sorte de laboratoire personnel et il laissa ses yeux courir sur les nombreuses fioles et autres ingrédients qui s’y trouvaient, impressionné.

-Prenez une chaise, mademoiselle Bower, et déposez notre petit ami sur le pupitre, il ne risque rien. Je vais m’atteler à préparer l’antidote, voyons…

L’homme parla dans sa barbe (inexistante) tandis qu’il parcourait des yeux la recette. Son gros index caressait le parchemin avec attention tandis que ses yeux débutaient un ballet fébrile.

-Hum, je crains que ça soit un peu compliqué, jeunes gens…

Isidore se tendit, dans l’attente de ce qui allait suivre. Pourquoi ? Quel était le problème avec l’antidote ? Il manquait un ingrédient ? Il était trop long à réaliser ? En cet instant, le Serdaigle s’inquiétait de devoir conserver sa taille ridicule pour une durée vraiment très longue.

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MessageSujet: Re: Isidore * Au pays des Liliputiens  
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Isidore * Au pays des Liliputiens
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