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 "Même les pires garces peuvent avoir des amis. Pas beaucoup certes, mais tout de même." - Mathéo Collins.

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Bonjour ! J'appartiens à la maison : Slytherin. J'ai posté : 532 hiboux. Grâce à moi ma maison a gagné : 2079 pour une aventure ! Je suis de la génération : Etudiant de 1977. . Je suis un aventurier : Oui. A savoir sur toi : « Un peu trop fêtard parfois, j’ai surtout le chic pour me m’attirer des ennuies. Vraiment pour le coup, j’ai pas de chance du tout, donc faites attention quand vous m’approchez. Sinon je suis quelqu’un de gentil et de doux, même si je peux être un peu trop caractériel quand j’ai fini ma limite. En clair, me cherchez pas trop. J’ai toujours ce problème avec les filles. Du mal à les approcher et encore plus à conclure. Vous voyez le gars qui transpire, avec les mains tremblantes, et qui bégaye à chaque fois qu’une fille lui adresse la parole ? Bah ce type c’est moi … »

Ma carte de chocogrenouille
Epouvantard: Lui-même en mangemort.
Patronus: Renard
Capacité spéciale: Aucune

MessageSujet: Re: "Même les pires garces peuvent avoir des amis. Pas beaucoup certes, mais tout de même." - Mathéo Collins.  Dim 19 Fév - 21:48


“Bouge tes fesses et vient m'aider.”



Rebecca & Mathéo




Rebecca. Elle était une jeune femme aux deux visages. Quelqu’un de doux, généreux, et gentille d’un côté, et une personne froide, manipulatrice et égoïste de l’autre. C’était surement à cause de cela, à cause de ses divers masques qu’il était compliqué de l’approcher autant physiquement que psychologiquement. Elle n’était pas une personne simple, bien au contraire. Et c’était bien dommage. Car Mathéo la connaissait réellement bien. Il était surement la personne qui avait le mieux réussi à passer toutes ses barrières. Il voyait désormais en elle quelqu’un de bien, une jeune femme exceptionnelle qui valait la peine d’être connue. Et cela lui faisait de la peine que la plupart de ses camarades ne la prenne que pour une peste. Elle n’était tellement pas que ça. Elle avait tellement plus à offrir. Mais quand on est adolescent, généralement, on ne va plus loin que l’image que renvoie la personne en face de nous. Mathéo ne pouvait pas refaire le monde, et si lui n’était pas comme ça, à juger quelqu’un par ce qu’il entendait sur elle, il ne pouvait pas obliger les autres à faire la même chose. Les avis de ses camarades sur sa meilleure amie l’atteignaient de temps en temps. Il n’aimait vraiment pas qu’on la critique, et la défendait corps et âmes. S’il y avait bien une critique et un avis qui le dérangeait, c’était celui d’Ayla. Mathéo n’était réellement pas bien à l’idée que sa meilleure amie et sa petite amie ne s’entendent pas du tout. Parce qu’il les aimait réellement toutes les deux du fond du cœur, et devoir se partager et avoir les fesses entre deux chaises de cette façon, ça ne lui plaisait pas réellement. Il aurait aimé qu’elles aient des bonnes relations et qu’ils puissent tous passer des moments ensemble sans que le Serpentard n’ait peur que ça se finisse en crêpage de chignon. Il avait l’impression que ni l’une ni l’autre ne voulait réellement faire d’effort pour faire le premier pas, et d’un côté, ça l’attristait beaucoup. Mais finalement tant que ni l’une ni l’autre ne lui demandait de choisir, la situation était tout de même un peu sous contrôle. Du moins il l’espérait. Très sincèrement, il ne savait pas réellement ce qui se passait dans son dos. Il était chez les Serpentard tandis que les deux filles étaient dans la maison des érudits. Peut-être qu’elles avaient l’occasion de se croiser bien plus souvent qu’il ne le pensait. Peut-être qu’il leur était déjà arrivé de se parler, d’avoir une conversation rien que toutes les deux. Mais de ce qui lui avait un jour dit Ayla, Rebecca n’était réellement pas tendre avec elle. Mathéo voulait bien faire de son mieux, mais c’était quand même compliqué pour lui, il ne pouvait pas dire à sa meilleure amie ce qu’elle avait le droit de faire ou non. Il n’avait pas autant d’influence sur elle.

En parlant de Rebecca, elle avait tout de même beaucoup de chance en comparaison à Mathéo, puisque celle-ci était très peu souvent puni pour toutes les bêtises qu’elle faisait. On pouvait croire qu’elle était une élève modèle car elle appartenait à la maison Serdaigle. Mais ce n’était pas tout à fait le cas. En réalité, elle faisait tout autant (ou presque) de bêtises que son meilleur ami, puisque la plupart du temps elle l’accompagnait. L’avantage qu’elle avait par rapport au garçon, c’était la chance. Elle avait la chance de ne jamais se faire prendre. Ce qui n’était pas du tout le cas de ce pauvre Mathéo. A croire qu’il avait une puce électronique sur lui qui informait Rusard ou la directrice des Gryffondor à chaque fois qu’il bougeait un orteil de travers. Franchement ce n’était pas juste pour le coup. Mais il ne pouvait rien y faire. Ils avaient fait les quatre cent coups ensemble, et continuait régulièrement. Elle était sa meilleure camarade de connerie, et surtout elle était toujours prête à toutes les folies. C’était aussi cela qu’il appréciait grandement chez sa meilleure amie : son goût certain pour le risque et les mauvaises idées. Ils s’amusaient bien tous les deux, et ne risquaient jamais de s’ennuyer, car l’un comme l’autre avait toujours une idée folle à mettre en pratique. Mais pour leur dernière bêtise, comme d’habitude il n’y avait que Mathéo qui avait pris. Et Rebecca avait réellement échappé à une grosse punition : un mois de retenue. Depuis quelques semaines, le Vert et Argent trimait donc tout seul, et passait la plupart de son temps libre à astiquer et faire briller les médailles et les trophées de l’école. Il avait été gentil et ne l’avait pas balancé. En même temps, l’idée de dire qu’elle était aussi dans le coup ne lui avait jamais traversé l’esprit. Pour lui c’était totalement impossible. Il avait le vrai sens de l’amitié. Et il préférait tout prendre pour lui que d’avoir à balancer le prénom de sa meilleure amie. Et Mathéo était certain que si les rôles avaient été inversés entre eux, elle aurait fait exactement la même chose que lui. Parce qu’elle avait tout aussi foi en leur amitié que lui. Ils étaient comme les deux doigts de la main, comme le sel et le pauvre : totalement indissociable. Parce qu’ils étaient très protecteurs tous les deux. Mathéo cherchait toujours à protéger Rebecca, parce qu’elle était sa petite sœur, sa famille.

La culpabilité l’avait peut-être un peu atteint ce soir, parce qu’elle avait finalement eut l’obligeance de rejoindre Mathéo dans sa torture. Il ne pouvait en être que reconnaissant puisque passer des heures et des heures tout seul, devenait vraiment ennuyeux. Pire il allait devenir complètement fou si ça continuait comme ça pendant trop longtemps. Et puis qu’elle vienne était réellement une bonne chose. Ils n’avaient passés que trop peu de temps ensemble ces derniers temps. Ce n’était pas la faute de la jeune femme bien évidemment, mais bien la sienne. Il avait eu du mal à dégager un créneau entre les cours, les révisions et les retenues, et les quelques moments qu’il avait eu pour souffler, il les avait consacrés à son sommeil ou bien à Ayla. Il comprenait très bien que Rebecca ait pu être blessé par ceci, parce qu’elle était très possessive, et se voir passer en second plan ne devait pas être quelque chose de facile à gérer pour elle. Il ne voulait vraiment pas qu’elle se sente oublié, ou qu’elle pense que maintenant qu’il avait une copine, elle n’existait plus. Parce que ce n’était absolument pas sa façon de penser. Il l’aimait toujours autant, et il avait encore besoin d’elle dans sa vie. Mais toutes ces nouveautés n’avaient réellement pas été facile à gérer ces derniers temps. Tout irait sans doute mieux lorsqu’il serait enfin débarrassé de cette longue et épuisante retenue.

Peut-être par vengeance, la demoiselle lui lançait beaucoup de pic et se la jouait princesse depuis qu’elle l’avait rejoint dans la salle des trophées. Mathéo avait l’habitude de ce genre de comportement de diva. Après tout il la connaissait depuis des années, et elle aimait bien se montrer assez narcissique. Ce n’était pas choquant. Mais Mathéo avait quand même envie de la taquiner un peu, et il n’allait pas s’embêter pour le faire. Une petite joute verbale commença pour en arriver au fait que Mathéo préférait mourir que d’être un jour son esclave. Evidemment Rebecca affirma que ça ne lui ferait rien du tout si son meilleur ami venait à disparaître. Il savait bien évidemment la vérité et même s’il avait les arguments pour le prouver, il choisit de ne pas les utiliser. Le but n’était certainement pas de descendre la jeune femme. Elle avoua sa défaite en lui demandant s’il était fier de lui. Le jeune homme fit un grand sourire car effectivement il était très fier. Ce n’était pas souvent qu’il avait le dernier mot avec une grande gueule comme Rebecca. Alors qu’elle le provoqua un peu par la suite, elle se rattrapa vite, en lui demandant de ne pas répondre, et en lui accordant clairement la victoire. Le jeune homme éclate de rire, victorieux. Cette joute n’avait pas été si compliqué que ça à gagner pour lui, il avait su rester sûr de lui et de ses arguments, et la reine avait fini par tomber. Voilà, c’était simple en fait, il lui fallait juste un peu de patience pour décrocher la victoire.

– Victoire. Enfin réussi à fermer la grande bouche Miss Peste.

Lança le jeune homme avec un grand sourire. Evidemment à chaque fois qu’elle perdait, la jeune femme commençait à bouder comme une enfant de quatre ans. Elle n’aimait pas perdre, et il le savait très bien, mais ça ne l’empêchait pas de savourer bruyamment sa victoire. Il avait gagné mais elle n’avait quand même pas trop de soucis à se faire, elle arrivait surement à le faire tomber à la prochaine joute. Après tout, elle était quand même beaucoup plus douée que lui en la matière. Elle allait vite reprendre du poil de la bête puisqu’elle n’apprécierait sans doute pas de se faire détrôner plus d’une fois.

Rebecca était quelqu’un de spécial. Le mot gentil n’était réellement pas le premier adjectif auquel on pensait quand venait le temps de la décrire, et Mathéo s’amusait beaucoup de cela à ses dépens. Mais au final il se fichait bien de ses défauts et de ses qualités, elle était son amie, et il l’appréciait tel qu’elle était, et cela ne changerait pas pour rien au monde. Il est vrai que la vie serait beaucoup plus simple si la jeune femme avait un caractère plus souple, si elle arrêtait de penser continuellement à elle, et si elle faisait un peu plus attention aux gens qui l’entourent. Mais si elle faisait cela, elle ne serait plus la Rebecca qu’il avait rencontré pour la première fois sur le trajet à Poudlard, elle ne serait plus sa famille. Il l’avait accepté, avec ses défauts et ses qualités, il l’avait pris en entier, et ne lui demanderait jamais de changer. Elle était gentille avec lui apparemment. Si Mathéo avait quand même du mal à le croire. Il s’imaginait bien qu’elle devait être une véritable peste avec les gens qu’elle n’appréciait pas. Et il était bien content d’être du bon côté de la barrière. La demoiselle lui répondit donc qu’être gentille était une perte de temps, et synonyme d’ennuyeux, comme lui en fait.

– Excuse-moi d’être gentil. Mais il faut bien qu’il y en ait un dans le duo qui le soit, sinon on irait mal. Non j’ai pas envie que tu te prennes pour une diva. Avec toi, il faut toujours peser ses mots sinon tu te prends très vite pour la reine d’Angleterre.

Répondit le Vert et Argent avec un sourire. Peu importe l’air offusqué de sa meilleure amie, il était toujours franc en toute occasion, surtout avec elle, et puis il aimait bien l’embêter aussi, ce n’était pas une nouveauté.

Cela faisait réellement du bien aux deux amis de se retrouver après avoir passé quelque temps sans réellement se voir. Ils n’avaient évidemment rien perdu de leur complicité, et continuait sans cesse à se taquiner gentiment. Rebecca avait même fait preuve d’altruisme en l’aidant dans sa tâche et en astiquant quelques médailles. Franchement c’était un grand pas pour la demoiselle qui normalement ne voulait rien faire qui puisse abimer ses ongles fraichement manucurés. Et en plus de cela, ce n’était pas le seul point sur lequel elle se montrait généreuse. Puisqu’elle venait de lui avouer avoir passé une partie de son temps à faire l’un de ses devoirs pour lui. Franchement, Mathéo ne pouvait être que reconnaissant face à tant de gentillesse. Il n’avait d’ailleurs pas tellement l’habitude puisque généralement Rebecca refusait catégoriquement de lui rédiger ses devoirs, pensant surement que ça n’allait pas du tout l’aider, mais surtout le complaire dans sa fainéantise. Mathéo avait rigolé avec elle, en laissant sous-entendre qu’il allait peut-être faire exprès de rater tous ses examens pour rester un an de plus à Poudlard en compagnie de sa petite amie. Rebecca avait été agacé par cette réflexions, et même si elle s’était vite repris, ça n’avait pas échappé à Mathéo qui ne la connaissait que trop bien. Il lui fit d’ailleurs une petite réflexion, qu’elle n’apprécia pas trop, puisqu’elle lui demanda s’il arrivait à lire dans ses yeux maintenant.

– Je lis en toi comme dans un livre ouvert ma chère.

Mais non il n’allait pas rester à Poudlard, il avait quand même bien l’intention de réussir ses examens et d’aller à l’université l’année prochaine. Elle allait donc devoir le supporter encore quelques années. Ainsi, elle se moqua de lui en se plaignant elle-même de devoir le supporter encore quelques années. Mathéo rigola à cette pique. Franchement, il savait que c’était de l’humour. Déjà parce qu’elle était très mauvaise comédienne, et puis parce qu’elle l’aimait bien trop pour être dégoûté à l’idée de rester avec lui ces prochaines années. Mais Mathéo lui annonça qu’elle ne pourrait pas retrouver de sous-fifre aussi facilement à la fac. Les gens n’étaient pas comme ici à Poudlard. Rebecca n’était pas du tout d’accord. Pour elle, la fac était un prolongement de Poudlard, et puis même si ce n’était pas le cas, elle était sûre de trouver des victimes. Elle lui annonça encore qu’elle n’avait besoin de lui.

– Franchement, je veux bien parier cinq galions que tu ne pourras pas faire ta méchante reine très longtemps à la fac. Je te signale que si, tu as besoin de moi, on a déjà eu cette discussion. On va dire que quand je dis « humanité » j’y vais un peu fort. Simplement c’est mon influence positive qui t’empêche de déglinguer tout le monde.

Répondit le garçon en éclatant de rire. Avec ce genre de réflexion, il ne risquait pas de peindre un très beau portrait de la demoiselle. Mais c’était plus fort que lui, il avait toujours besoin de la taquiner pour lui ramener un peu les pieds sur terre.

Finalement les deux jeunes adolescents s’étaient mis d’accord pour faire une virée à Londres, durant laquelle Rebecca voulait absolument se trouver des vêtements sexy. Forcément Mathéo s’était posé la question si elle fait ça pour un garçon. Mais visiblement non ce n’était pas le cas, c’était simplement pour elle.

– Oui dès fois, j’imagine que tu puisses enfin trouver un bon garçon et te caser avec quelqu’un. Tout le monde a bien le droit de rêver.

Répondit-il avec un sourire. Par la suite, il avait quand même accepté de lui faire quelques papouilles dans les cheveux. Après tout, il pouvait bien se rattraper de toutes les méchancetés qu’il avait dit ce soir. Et ceci ne demandait pas encore trop d’efforts physiques, donc c’était le top pour lui, et son corps encore bien fatigué. La jeune femme profitait bien de ce moment, c’était les seuls instants où ils retrouvaient un peu de calme. Mais évidemment ça ne dura pas si longtemps. Puisque quand le jeune homme retira sa main, cela réveilla la demoiselle à nouveau.

Après avoir parlé brièvement d’Ayla, la petite amie de Mathéo, Rebecca semblait avoir retrouvé toute son énergie et son goût pour les bêtises puisqu’elle sortit deux bouteilles d’alcool, jusqu’alors dissimulé. Elle voulait boire et s’amuser. Et Mathéo finalement était assez tenté par l’idée. Tant pis pour cette retenue, cela faisait presque un mois qu’il faisait bien son travail, il pouvait quand même s’accorder une petite pause. Ainsi il commença à boire quelques gorgées puis demanda à Rebecca quel était son plan. Et visiblement c’était à lui de trouver. Mais bon, il était vraiment à court d’idées, et ses longues retenues ne l’avaient pas tellement aidé à réfléchir. Rebecca lui rappela qu’il était le roi pour se faire choper et qu’elle était une élève modèle. Elle lui proposa de lui montrer comment on s’amusait, et elle lui montrait comme faire pour ne pas se faire choper. Plutôt utile comme deal. Le jeune homme sourit.

– Et bien déjà, rien ne va mieux avec une bouteille d’alcool qu’une cigarette magique. Il m’en reste un peu dans mon sac, si ça te tente ?

Lui lança-t-il. Ils éclatèrent de rire ensemble. Et ils continuèrent à boire. Cette soirée n’allait réellement pas être studieuse tout compte fait. Et si Mathéo se faisait choper, il risquait encore d’avoir de gros ennuis. Mais bon il n’était qu’un ado, et les gamins ça ne réfléchit souvent pas beaucoup. Il aurait surement dû. Il fallait se venger du concierge. Mais pour se faire, il fallait déjà réussir à pénétrer dans son bureau. Chose qui n’allait réellement pas être facile à faire. Rebecca lui annonça qu’elle devrait faire diversion pendant que lui s’introduisait dans son bureau.

– Mouais …

Le garçon prit la peine de réfléchir quelques instants.

– Il faudrait que tu trouves Rusard, et que tu arrives à l’envoyer à l’autre bout de Poudlard. Trouve un truc assez gros pour qu’on ait au moins dix minutes devant nous. Ensuite on va dans son bureau et on commence à fouiller quelque chose d’embêtant pour lui. Quand on aura le Saint-Graal, on sera bien et on pourra s’en servir. Ca va être un mission périlleuse, voir suicide, mais franchement ça se tente. Je suis chaud.



par humdrum sur ninetofive

I'm a wizzard !

J’étais très bien comme j’étais, occupé à me détruire, et puis tu t’es pointée et tu m’as dis de me bouger, et pour la première fois de ma vie j’ai eu l’impression que quelqu’un en avait quelque chose à foutre de ma gueule. ▵ ©️endlesslove.
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MessageSujet: Re: "Même les pires garces peuvent avoir des amis. Pas beaucoup certes, mais tout de même." - Mathéo Collins.  Lun 20 Fév - 23:07
Qualifier Rebecca était un acte assez compliqué en soit et plus vous la connaissiez, plus cela devenait dur de la caractériser, de la définir parce que vous découvriez une autre facette, une partie d’elle qu’elle cachait à tout le monde. Si Becca était en effet une peste superficielle, capricieuse, égoïste, égocentrique, possessive, piquante et même méchante, elle n’était pas que non plus que ça. C’était parfois difficile à croire mais c’était pourtant le cas. Mathéo le savait, parfaitement d’ailleurs. Il la connaissait mieux que personne ici voir mieux que quiconque en fait. Et pour cela, il avait clairement du en baver parce que franchir les barrières menant au cœur de Becca n’était pas chose simple. Bien loin de là même, c’était une mission qui s’était avérée compliquée. Même si cela faisait parti des nombreuses choses qu’elle n’oserai jamais lui avouer, elle était heureuse qu’il l’ait fait, qu’il l’ait tenté, qu’il soit passé et entré dans sa vie parce que à présent, il y avait une place majeur et elle ne le regrettait absolument pas. Tout le monde à besoin de quelqu’un dans sa vie, même elle. Rebecca n’est pas une exception, elle désire le faire croire mais elle n’en ait pas une. La solitude n’est une solution pour personne. Elle a besoin de lui et cette pensée lui a toujours fait peur, depuis qu’ils sont devenus amis. Elle a peur de la dépendance, elle a peur de ne plus pouvoir se passer de lui. Une peste en est-elle vraiment une si quelqu’un est capable de la calmer ? Parce que là était tout le problème : il la connaissait si bien qu’il était capable, quoiqu’avec difficultés, de la calmer dans ses pires colères. Et ça, ça lui faisait peur. Comment était-elle censée se faire respecter par la crainte si quelqu’un avait autant d’influence sur elle ? Attention n’allez pas croire qu’il est si simple de la contrôler. Becca n’écoute pas les ordres qu’on lui donne et en général, les personnes capables de la calmer sont celles qui sont également dans la possibilité de la mettre dans des fureurs immenses. Il y avait bien sûr Mathéo, de par la place importante qu’il avait dans sa vie, mais également Lorenzo qui avec son caractère arrivait à l’énerver au plus haut point et à la mettre dans des états sans pareils, et un peu Lisa, la personne qui chez les filles, elle pouvait le plus considérer comme une meilleure amie. Avec Lisa, Rebecca n’avait jamais ressenti le besoin d’être méchante, simplement un peu piquante mais c’était bon enfant et les deux jeunes femmes le savaient.

C’était l’une des plus belles qualités de Rebecca, une que quelle que soit la vision que l’on a d’elle, on ne peut pas nier : son goût pour le risque, pour l’amusement, pour les bêtises. La jeune femme avait beau être dans la maison Serdaigle de par l’attention toute particulière qu’elle portait aux cours, elle n’en restait pas moins une joueuse invétérée. Proposiez-lui de faire une bêtise, si elle la trouvait à son goût, elle était partante. Elle était bien connue à Poudlard pour ce côté de sa personnalité. Elle n’avait pas peur de prendre des risques, des conséquences ; tout ce qui l’intéressait était de s’amuser, de profiter de sa jeunesse puisqu’après tout, on en a qu’une. Elle suivait pratiquement toujours Mathéo dans ses idioties, améliorez les plans du jeune homme, en proposez, prenez en compte certains points un peu trop studieux et théoriques selon lui. Elle était parfois un peu le cerveau des opérations mais ça ne voulait pas dire qu’elle n’était pas une adepte de la pratique. D’une certaine manière, depuis leur arrivée en début d’année, elle appréciait George Weasley et Lisa Swan parce qu’elle les respectait pour leurs bêtises. Les deux « adolescents » étaient encore à Poudlard tout en travaillant à Pré-au-Lard, dans une boutique que Becca adorait : chez Zonko. En bonne farceuse qu’elle était, c’était un peu l’endroit incontournable par lequel elle passait lorsqu’elle se rendait dans le petit village pas loin de leur école de sorcellerie.

La culpabilité rongeait la blondinette d’autant plus qu’elle savait qu’il ne l’avait pas balancé pour la protéger. Mathéo avait une tendance qu’elle trouvait à la fois adorable et énervante à vouloir la protéger quoiqu’il arrive. D’une certaine manière, elle aimait bien ça parce qu’il était la première personne de sa vie à faire attention à elle, ses parents ne l’ayant pas fait durant son enfance. Elle était l’héritière, pas l’enfant. On lui offrait des cadeaux, tout ce qu’elle désirait mais pas de l’amour et de l’attention. Il était son frère de cœur et elle pourrait mourir pour lui. Mourir mais pas venir l’aider régulièrement durant ses retenues. Toutefois, ce soir-là, son ennui et cette sensation d’être coupable l’avait emporté sur le reste et elle l’avait rejoint dans la salle des trophées, là il passait toutes ses heures de colles. Le pauvre… Elle avait d’abord agit comme une princesse, refusant de l’aider de peur de se casser un de ses ongles fraichement vernis. Néanmoins, elle savait qu’il était heureux de la voir. Pour l’instant, elle ne lui en parlait pas trop, mais elle attendait avec impatience la fin de la retenue du brun pour voir s’il allait lui accorder plus de temps parce qu’à cet instant, elle était assez vexée qu’il passe le peu de temps libre qu’il avait avec sa petite-copine Ayla. Elle se sentait délaissée et elle n’aimait pas du tout cela. Alors, pour se venger et bien lui faire comprendre qu’elle n’appréciait pas du tout, elle le piquait bien comme il faut. C’est de cette manière qu’ils étaient rentrés dans une joute verbale infernale qui montait en puissance à chaque nouvelle réponse. Ils en étaient venus à dire que Mathéo ne voudrait pour rien au monde devoir obéir à Rebecca même si cela impliquait une terrible torture. Il tenta de la forcer à avouer que s’il disparaissait, elle serait dévastée. Bien trop fière pour avouer une telle chose, elle tenait de nier, affirmant qu’il n’avait aucune preuve mais il en avait une justement et elle savait qu’il ne voulait pas l’utiliser. Cet épisode était encore douloureux pour elle et l’évoquer, en parler la gênerait réellement, déjà qu’elle se sentait outrageusement honteuse qu’il ait pu voir que sa plus grande peur était qu’il l’abandonne, pas besoin de remuer le couteau dans la plaie même si ça signifiait devoir accepter sa défaite. Elle rechigna un peu. Il avait gagné, c’était rare mais à cet instant, c’était le cas. Et cet idiot osait en profiter, bon elle l’aurait fait aussi hein mais elle n’aimait pas le voir jubiler à ses dépends, voir se sourire victorieux et satisfait sur ses lèvres.

-      Oh ça va ta gueule Collins t’es lourd là.

Lui lança-t-elle un peu froidement mais il savait que c’était parce qu’elle boudait, qu’elle était vexée d’avoir perdue. Cependant, elle n’était pas Rebecca MacMillan pour rien, et elle allait très vite reprendre du poil de la bête comme on dit.

-      De toute manière, tu peux parler et te moquer hein, mais on sait tous les deux que s’il m’arrivait quelque chose tu t’en remettrais pas alors calme ta joie et garde tes remarques pour toi M… Argh je ne sais pas, j’hésite entre plusieurs choix : M. Boulet ou M. Chiant. Ah non attends je sais, M. je délaisse ma meilleure amie. T’en penses quoi toi ?

« Et vlan, prend toi ça ! » pensa-t-elle assez fière d’elle. Qu’il ne pense pas qu’elle allait se laisser mettre au tapis deux fois d’affilée. Becca était ce jour-là bien décider à en profiter pour rattraper le temps perdu ces deux dernières semaines, il ne fallait pas qu’il s’étonne s’il se prenait plus de piques que d’habitude, ça lui apprendrait à la négliger oh ! Toutefois, cela restait bon enfant quand même, elle souriait et le provoquait simplement. De toute manière, elle s’en voudrait un peu de le blesser.

S’il y avait beaucoup de qualificatif pour décrire la jolie blonde, il était clair que « gentille » n’en faisait absolument pas partie. Elle pouvait parfois être attentionnée, attentive, un brin généreuse, attachante mais pas gentille. L’altruisme, ce n’était pas pour elle. Jamais elle ne faisait quelque chose sans attendre de retour, même les rares fois où elle aidait. Mais après tout, on ne peut pas être parfaite n’est-ce pas ? Même si selon elle, elle est ce qui se rapproche le plus de la perfection. Elle était ainsi et ne changerait pour personne. Soit on la prenait avec ses défauts, soit on la prenait pas du tout. C’était d’ailleurs très certainement ce qui différenciait Mathéo des autres, lui avait apprit à faire avec, à apprécier ou du moins à supporter les parties de sa personnalités qui n’étaient pas positives et qui pouvaient même parfois être sombres. Pour elle, la gentillesse était une véritable perte de temps et cela pouvait tourner à l’ennui, comme Mathéo pouvait parfois l’être. Le pauvre, il prenait cher ce soir-là.

-      Non je ne t’excuse pas. Je fais avec mais je t’excuse pas.

Oui, bon d’accord, elle le cherchait clairement. Un sourire en coin affiché sur le visage, elle attendait de voir ce qu’il lui répondrait. Elle roula les yeux quand il évoqua le fait qu’il fallait bien qu’il soit gentil puisque sinon le duo irait mal.

-      Ne sois pas ridicule, si tu n’étais pas si gentil, on serait invincible. Mais bon, je ne peux pas t’en vouloir de trop de ne pas égaler ma perfection.

Rebecca ? Parfaite ? Ca allait très certainement bien faire rire le jeune homme. Même si elle avait conscience qu’elle n’était pas, elle était néanmoins très fortement persuadée de s’en rapprocher.

-      Tu rigoles ? Je ne me prends pas pour la reine d’Angleterre ! Arrête de raconter des mensonges oh, je ne m’abaisse pas au niveau de cette dame, je suis bien plus qu’une vulgaire reine, je suis la reine du monde et j’exige que tu m’appelles au minimum princesse.

Ce coup-ci, elle avait exagérément accentuée sa réponse pour rire. Enfin, sauf pour sa dernière phrase où, très sérieuse, elle avait regardé son meilleur ami droit dans les yeux. Maintenant elle allait l’embêter pour qu’il l’appelle princesse.

Exceptionnellement, et très certainement à cause de ce foutu sentiment de culpabilité, Rebecca faisait preuve de générosité en ayant aidé le brun dans les devoirs qu’il avait à rendre pour le courant de la semaine et qu’elle savait, il n’aurait pas fait, ainsi que pour astiquer un peu avec lui certaines médailles. Mais attention toutefois, s’il voulait de l’aide, il allait devoir lui apporter parce qu’elle ne bougerait pas son joli petit cul, il ne fallait pas abuser non plus. La Serdaigle réalisa qu’il faisait toujours faire ses devoir par une fille de sa maison qu’elle côtoyait et elle s’inquiéta concernant ses examens de fin d’année et son avenir, ce à quoi il lui répondit pour la taquiner qu’au pire, il resterait un an de plus et pourrait profiter de sa copine. Bon, elle aurait voulu que ses paroles ne l’atteignent pas mais ce ne fut pas le cas, elle était vexée, blessée même si elle tenta de lui prouver le contraire. Il lui dit qu’il l’avait vu dans son regard et elle lui demanda, sarcastique, si à présent il pouvait savoir ce qu’elle ressentait rien qu’en la regardant dans les yeux. Il finit par lui répliquer qu’il lisait en elle comme dans un livre ouvert.

Elle n’aimait pas la dérive que prenait cette conversation, il avait raison, il la cernait et elle détestait ce sentiment d’impuissance. Elle n’aimait pas être ainsi transparente surtout quand elle s’efforçait de ne pas l’être. En vérité, elle se sentait mal à l’aise. Depuis leur première année, elle n’était pas celle qui faisait des déclarations et elle ne lui montrait jamais qu’elle tenait à lui-même si c’était évident. Elle se mordit la lèvre inférieure et détourna le regard en tournant sa tête vers le côté.

-      Arrête de dire ça, ça devient flippant, je vais finir par te prendre pour un psychopathe. Quoique finalement, ça ne m’étonnerait pas tant que ça.

Elle gardait un brin d’humour et de moquerie en toute circonstance même s’il était clairement visible que ce sujet de conversation la touchait. Elle ne voulait pas continuer là-dessus et elle espérait que le message serait passé. Il lui affirma qu’il la suivrait à l’université, comme ils l’avaient toujours prévu et qu’elle devrait ainsi le supportait encore quelques années. « Tant mieux » pensa-t-elle mais oralement, elle se plaint faussement. Quelle mauvaise comédienne elle pouvait être ! Mathéo avait l’air de penser qu’à la fac, ce serait différent pour elle, qu’elle ne pourrait pas trouver de sous-fifres alors qu’elle, elle était persuadée du contraire, que où qu’elle puisse aller, elle trouverait toujours des victimes.

-      Tu veux parier ? Très bien, disons que celui qui gagne pourra choisir le programme complet de ce qu’on fera pendant un week-end.

Parier de l’argent, elle n’aimait pas ça. Ce serait certes moins risqué pour elle parce que si elle perdait, elle aurait juste à donner les sous de papa mais justement, si elle était à la fac, il y avait de grandes chances qu’elle se soit du moins en grande partie, libérée de l’emprise familiale.

-      Justement mon cher, ton influence positive, j’aimerais bien que tu te la gardes. J’aime bien déglinguer tout le monde moi, et puis d’abord, si je le fais, c’est qu’ils ne méritent pas mon respect.

Elle prit un de ces airs habituels, celui hautain qu’elle utilisait avec la plupart des gens à qui elle parlait ou même qu’elle croisait dans les couloirs. Elle était ainsi, et elle ne voulait pas que le caractère de Mathéo est en effet une influence positive sur elle, elle était bien comme elle était. Par la suite, ils s’étaient mis d’accord pour faire une sortie à Londres et Rebecca avait alors promit de se contenir au niveau de ses achats, puisque ce serait le Serpentard qui les porterait, à condition qu’il l’aide à trouver une tenue sexy. Bien évidemment, cette exigence avait éveillé sa curiosité. Il avait durant un quart de secondes apparemment espéré qu’elle est un mec en vue.

-      C’est plus du rêve là mon chou, c’est de l’utopie.

Et elle roula des yeux. Il lui fit ensuite des papouilles aux cheveux, l’une de ses faiblesses physiques et durant le temps où ses mains trifouillaient ses cheveux, elle se détendait et se taisait. Elle repartit cependant directement et avant qu’ils enchainent à nouveau sur le sujet sensible qu’était Ayla, elle murmura rapidement quelques mots.

-      C’est chiant d’aimer les papouilles, surtout quand on sait que tu aimes ça.

Ils ne parlèrent que brièvement de la petite-amie du brun. En résumé, Mathéo avait avoué à Becca être amoureux d’Ayla ce qui avait provoqué une prise de conscience chez celle-ci qui avait mentalement cédé en se promettant de ne pas tenter de séparer les deux adolescents, même si la tentation était forte, parce qu’elle ne voulait pas être celle qui lui briserait le cœur. Néanmoins, elle ne serait pas non plus gentille ou même aimable avec l’autre blonde et si cette dernière venait à faire du mal au Serpentard, elle se chargerait de lui faire payer bien copieusement.

En ayant marre de ces conversations sérieuses, la bleu et bronze se leva, sautant de la table où elle était précédemment assise et sortit deux bouteilles d’alcool qu’ils ne tardèrent pas à entamer, elle peut-être un peu plus que lui. Ils voulaient tous deux s’amuser, et apparemment il avait ce qu’il fallait pour accompagner l’alcool au plus grand plaisir de Becca dont les yeux s’illuminèrent comme une enfant devant son cadeau de noël.

-      Attend, il t’en reste et c’est que maintenant que tu me le dis ? Vas-y balance.

Elle avait ensuite proposé à Mathéo de se venger de Rusard mais elle lui avait donné la charge de trouver un plan. Pour lui, il fallait d’abord entrer dans le bureau du concierge et, un peu à contrecœur, Rebecca se proposa pour faire diversion ce qu’il accepta après quelques instants de réflexion. Donc, elle devrait trouver un moyen d’envoyer l’homme très sadique à l’autre bout du château pendant plus de dix minutes mais sans le suivre parce que le vert et argent aurait besoin de son aide pour fouiller dans le bureau et trouver la perle rare qu’ils pourraient utiliser. C’était suicidaire mais c’était faisable. Il lui affirma être chaud et elle éclata de rire.

-      Dis moi une seule fois où tu n’as pas été chaud à l’idée de faire une bêtise Mathéo Collins. Bon, d’accord, maintenant ce n’est pas tout, mais il va falloir une idée pour l’éloigner même si je pense que je vais lui dire avoir vu des premières années s’aventurer hors du château et qu’il me semblait les avoir entendu dire qu’ils se dirigeaient vers le forêt interdite. T’en pense quoi ? Pour éviter de me faire coincer je dirais que j’étais partie aux toilettes quand je les ai entendus. C’est crédible ?

Il lui fallait une excuse valable mais aussi une bonne dose de courage alors elle but à nouveau, alternant les deux liquides.
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Bonjour ! J'appartiens à la maison : Slytherin. J'ai posté : 532 hiboux. Grâce à moi ma maison a gagné : 2079 pour une aventure ! Je suis de la génération : Etudiant de 1977. . Je suis un aventurier : Oui. A savoir sur toi : « Un peu trop fêtard parfois, j’ai surtout le chic pour me m’attirer des ennuies. Vraiment pour le coup, j’ai pas de chance du tout, donc faites attention quand vous m’approchez. Sinon je suis quelqu’un de gentil et de doux, même si je peux être un peu trop caractériel quand j’ai fini ma limite. En clair, me cherchez pas trop. J’ai toujours ce problème avec les filles. Du mal à les approcher et encore plus à conclure. Vous voyez le gars qui transpire, avec les mains tremblantes, et qui bégaye à chaque fois qu’une fille lui adresse la parole ? Bah ce type c’est moi … »

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MessageSujet: Re: "Même les pires garces peuvent avoir des amis. Pas beaucoup certes, mais tout de même." - Mathéo Collins.  Mar 21 Fév - 15:09


“Bouge tes fesses et vient m'aider.”



Rebecca & Mathéo




Mathéo et Rebecca s’étaient donc enfin retrouvés. Bon ils ne s’étaient jamais réellement quittés au fond, mais ces dernières semaines avaient été assez dures pour les deux adolescents. Ils n’avaient pas réellement eu le temps de se voir beaucoup. Ce n’était pas la faute de Rebecca, plus celle de Mathéo en réalité. Parce qu’il était stupide et que malgré tous les avertissements, il continuait à n’en faire qu’à sa tête et à s’attirer des ennuis toutes les minutes. Pauvre garçon, il ne semblait pas vraiment comprendre les leçons. Après tout, il faisait l’idiot depuis de nombreuses années maintenant. Tout avait commencé dès la première semaine du garçon à l’école de sorcellerie. Depuis il accumulait les heures de retenues, pour en être venu au point de trouver cela comme une habitude. C’était comme s’il avait un créneau « colle » inscrit dans son emploi du temps. Il ne semblait réellement pas vouloir s’arrêter. Mais en fait, Mathéo préférait faire ce qu’il avait envie, profiter de sa vie, et ensuite réfléchir aux conséquences. Puisqu’après tout, s’il prenait réellement le temps de réfléchir avant d’agir, il passerait à côté de beaucoup de moments de folies. Ses meilleurs souvenirs depuis sept années, c’était quand même ses quatre cent coups avec sa meilleure amie Rebecca. Ils avaient tellement ri ensemble, ils avaient tout fait. Et continuait d’ailleurs toujours sur cette lancée. Après tout ce n’était peut-être pas la pire des décisions. Maintenant, Mathéo n’en avait plus rien à faire des conséquences. Il s’amusait tout simplement. Mais en première année, il n’avait pas spécialement commencé à faire des bêtises, histoire de faire des bêtises. Au tout début, il y avait quand même une sorte de but derrière tout ça. Le garçon qu’il était voulait voir jusqu’où il pouvait aller avant que sa mère ne se rappelle enfin qu’il existe. Il voulait la faire réagir, qu’elle arrête de l’exclure totalement de sa vie parce qu’il était un sorcier et qu’elle était une personne normale. Il avait accumulé les bêtises en espérant que son école contacte sa mère et qu’elle finisse par réagir, à lui dire quelque chose, à lui envoyer une beuglante. Bon il s’était très vite rendu compte que ça ne marcherait pas du tout, et que ce n’était définitivement pas l’idée du siècle. A travers les années, Mathéo avait carrément fini par croire qu’il pourrait faire exploser l’école que personne n’en aurait rien à foutre. S’il avait perdu l’espoir que sa famille réagisse, la mauvaise habitude de faire des bêtises et de sans cesse défier le règlement ne l’avait pas perdu, et l’avait suivi d’année en année. Et en plus de cela, avec Rebecca comme camarade de connerie, il avait de quoi faire. Parce que la demoiselle le suivait très souvent dans ses bêtises. La seule différence entre les deux était qu’il y en avait qui ne se faisait pas choper et l’autre si. Inutile de rappeler lequel, c’était très facile de s’en rendre compte.

Bref, Mathéo continuait donc son sale boulot qui consistait à dépoussiérer et à nettoyer toutes les médailles, et les trophées de l’école. C’était un travail vraiment ennuyant et chiant à en mourir. Franchement le Vert et Argent en avait réellement ras-le-bol de devoir se taper le nettoyage. Surtout qu’il faisait cela tous les jours, il n’en pouvait vraiment plus. Ce n’était pas comme s’il y avait quelque chose d’intéressant en plus. Astiquer encore et encore. Mathéo allait finir par devenir complètement cinglé avec un travail aussi répétitif. Surtout qu’en général, il était tout seul dans cette grande pièce. Le concierge l’abandonnait au bout de cinq minutes, puisqu’il avait visiblement des choses plus intéressantes à faire, et lui se retrouver comme un con sans compagnie pendant près de deux heures et demi, trois heures. Il ne savait réellement pas comment il avait fait pour tenir aussi longtemps déjà, mais il sentait qu’il était sur le point de perdre totalement les boulons. Pendant ses dernières heures de retenue, il s’était surpris à chanter à tue-tête sur des chansons d’un groupe connue sorcier, ou bien encore de parler aux médailles pendant qu’il essayait de les faire briller. Non ça n’allait définitivement plus très bien dans le pauvre cerveau ramolli du Serpentard, et il était grand temps que la punition prenne fin, et qu’il puisse à nouveau prendre l’air et se détendre. Il en avait réellement besoin visiblement. Mais apparemment Merlin l’avait entendu, puisqu’il lui avait envoyé Rebecca. La demoiselle était venue le rejoindre ce soir, et même s’il ne le montrait pas trop, le garçon sautait littéralement de joie dans sa tête. Au moins, avoir un peu de compagnie allait lui faire du bien. Et puis avec Rebecca, il était également sûr de ne pas s’ennuyer. Même pas trente secondes. Déjà parce qu’elle était une fille donc une véritable pipelette. Et surtout parce qu’ils avaient tellement de choses à se dire. Et puis leurs fameuses joutes verbales allaient surement reprendre au moment même où l’un d’entre eux allait ouvrir la bouche. Au moins, elle allait surement ne pas le laisser sombrer dans la folie juste par sa simple présence. Mathéo s’attendait au fait que la demoiselle se la joue princesse, mais elle avait commencé très fort. Et évidemment le Serpentard lui avait fait remarqué, ce qui avait provoqué des échanges assez hauts en couleurs entre les deux amis. C’était marrant, et c’était leur façon de communiquer. Si certaines personnes se montraient leur amour par des câlins ou des centaines de compliments, Rebecca et Mathéo se faisaient des vannes, se taquinaient et s’envoyaient des piques à longueur de journée. Chacun sa manière. Et ils appréciaient tous les deux la leur. Ils étaient aussi joueur l’un que l’autre, et d’une certaine façon, ils étaient aussi très têtus, ils n’aimaient pas perdre, et ne voulaient certainement pas laisser la victoire trop facilement à l’autre. C’était hors de question. Mathéo n’aimait pas laisser gagner sa meilleure amie. Déjà parce qu’il était un compétiteur dans l’âme (rien qu’à voir ses matchs de Quidditch pour le comprendre), mais aussi parce qu’elle était trop sur un petit nuage. Elle se pensait tellement haut que c’était jouissif de la faire descendre de son trône de temps en temps. Mathéo aimait beaucoup faire cela, lui montrer qu’elle n’était ni imbattable, ni invincible. Le Vert et Argent avait pleinement conscience qu’elle n’aimait pas du tout perdre non plus. Mathéo lui avait donc bien fait comprendre que pour rien au monde il ne deviendrait son esclave. Mais surtout il voulait lui faire avouer qu’elle ne resterait pas de marbre s’il venait un jour à disparaître. Elle jouait la fille insensible, que rien n’atteint. Mais elle n’était pas qu’un monstre sans cœur, et il le savait. Il avait d’ailleurs des arguments pour la faire réellement plier s’il le voulait. Mais il n’allait pas les utiliser. Parce qu’il était quelqu’un de bien et gentil. Il ne voulait pas forcément gagner à tout prix, surtout si c’était au dépend des sentiments de sa meilleure amie. Mais bon, elle pourrait quand même admettre qu’il était important pour elle, ce n’était quand même pas la mer à boire pourtant. Qu’est-ce qu’elle pouvait être têtue celle-ci quand elle s’y mettait, c’était presque insupportable. Mais finalement elle craqua et lui laissa la victoire. Et franchement, Mathéo n’allait pas forcément avoir la victoire modeste, il pouvait être fier de lui, ce n’était pas très souvent qu’il pouvait voler son titre à madame la duchesse. Elle lui demanda donc de fermer sa gueule avant de lui balancer que s’il lui arrivait quelque chose à elle, il ne s’en remettrait pas.

– Bien sûr, mais moi je l’assume totalement. Tu es l’une des personnes les plus importantes dans ma vie, et je serais effondré en effet s’il t’arrivait quelque chose. Je ne suis ni chiant ni un boulet, tu es juste dégoûté de t’être fait battre à plate couture. Tu t’en remettras Becca, accepte la défaite avec classe, au lieu de faire des manières.

Répondit le jeune homme avec un sourire. Oui il ne voyait pas l’intérêt pour lui de repartir sur ses grands chevaux. Il avait gagné donc il pouvait bien assumer le fait qu’il serait totalement détruit si quelque chose arrivait à sa meilleure amie. C’était un fait, et il le savait. Elle était bien plus qu’une simple camarade de classe, bien plus qu’une amie, elle faisait maintenant partie de sa famille, et elle était comme une sœur qu’il n’avait jamais eu. Il serait capable de beaucoup de chose pour elle. S’il lui arrivait quelque chose un jour, il ne s’en remettrait pas. Parce que son monde, il ne l’imaginait pas sans la gentille peste Rebecca MacMillan. Parce que son monde était plus beau si elle en faisait partie. Ils avaient passés tellement de temps ensemble, que maintenant il était réellement dur de penser à sa vie sans Rebecca, elle faisait partie du décor, des meubles. Elle était totalement indispensable. Mathéo l’avait encore embêté un peu à propos de sa défaite. Elle se la jouait vraiment mauvaise joueuse pour le coup. Quoi que Mathéo avait quand même l’habitude de cela. Ce n’était pas la première fois. Et pour tenter de l’embêter, la jeune femme l’avait qualifié de chiant et de boulet, avant de le tacler sur le fait qu’il l’ait négligé ces dernières semaines. Le jeune homme ne répondit pas à ça délibérément, il ne voulait pas lui donner une raison de tourner en boucle sur le sujet.

La conversation continua donc entre les deux amis. Entre les deux, il y avait quand même un sacré écart de personnalité. Ils se ressemblait sur leur amour pour les joutes verbales, et pour leur envie de toujours faire des bêtises. Mais il y en avait quand même un de plus gentil que l’autre. Mathéo s’excusa donc d’être gentil, avant de lui balancer qu’il fallait quand même bien qu’il y en ait un dans le duo parce que sinon ils iraient tous les deux très mal. Rebecca voulait absolument qu’il l’appelle princesse, chose qu’il refusait totalement de faire. Il l’avait bien fait une fois, mais avait vite compris qu’elle appréciait un peu trop cela. Ce n’était pas réellement le fait qu’il ne veuille absolument pas lui faire plaisir (quoi qu’il y avait quand même un peu de cela), mais le Vert et Argent ne voulait vraiment pas qu’elle se prenne pour une diva. Déjà que son égo était aussi grand que le continent européen, il ne fallait pas lui donner matière à ce qu’il s’étende encore et encore. Mathéo aimait bien la contenir, la faire descendre de son petit nuage de temps en temps et lui rappeler qu’elle n’était pas la reine d’Angleterre, qu’elle n’était pas la personne la plus importante, et que le monde ne tournait pas sans cesse autour d’elle. Mais elle avait vraiment du mal à s’en rendre compte. Mathéo ne savait pas comment marchait le cerveau de Rebecca, mais dés fois il était quand même grave. Bon la demoiselle lui demanda d’arrêter d’être ridicule, et que s’il n’était pas aussi gentil, ils seraient tous les deux invincibles, mais elle lui balança quand même qu’elle ne lui en voulait pas trop de ne pas égaler sa perfection. Grande malade cette fille. Et d’ailleurs mademoiselle était légèrement vexé d’être comparé à la reine d’Angleterre, qui n’était visiblement pas d’un assez bon niveau pour une comparaison avec elle. Elle se prenait donc pour la reine du monde et exigeait qu’il l’appelle au moins princesse. Ouais c’était une vraie malade celle-ci.

– Ta perfection ? Je peux savoir de quoi tu parles exactement ? Je pense que tu devrais t’inspirer de temps en temps de moi pour apprendre la gentillesse, ça pourrait te servir dans ta vie de tous les jours. Et puis calme-toi madame la duchesse qui se croit supérieure à tout le monde … La reine du monde … Non mais t’es vraiment une grande malade toi quand tu t’y mets.

Répondit le jeune homme en éclatant de rire avant la fin de sa phrase. Rebecca avait quand même le don pour exagérer tout, en permanence. Heureusement que Mathéo avait l’habitude, car quelqu’un qui n’était pas initié à ce genre de réponse et de comportement. Mais le Vert et Argent ne prendrait certainement pas l’habitude de l’appeler princesse. Elle ne devait pas trop en attendre de lui sinon elle serait très vite déçue la pauvre.

Bon Rebecca était quand mignonne au fond avec lui. Prise de pitié et de culpabilité, la jeune femme lui vint finalement en aide. Elle n’était pas totalement le monstre qu’elle voulait tellement paraître. Elle était quelqu’un de bien au fond cette petite peste. Mathéo n’était réellement pas contre un peu d’aide de la part de sa meilleure amie, parce qu’en plus d’être absolument barbant comme tâche, il était réellement crevé de ses dernières semaines. Ils continuaient de parler tranquillement, et la demoiselle avait été vexé par l’un des commentaires de Mathéo. En effet celui-ci avait omit l’idée de rater exprès son année pour pouvoir rester avec Ayla l’année prochaine. Et s’il y avait bien un truc avec quoi elle ne rigolait pas, c’était cela. Mathéo l’avait bien vu, et puis il la connaissait très bien. Elle pouvait dire ce qu’elle voulait, ça n’empêchait pas le jeune homme de la comprendre. Cela faisait maintenant sept années qu’ils se côtoyaient, ils n’avaient plus réellement de secrets l’un pour l’autre. Elle niait, et c’est pourquoi le garçon venait de lui dire qu’il lisait en elle comme dans un livre ouvert. Elle trouvait cela flippant, et le comparait même à un psychopathe. Il éclata d’ailleurs de rire, vraiment amusé par les paroles de sa meilleure amie.

– Je suis la personne la plus normale du monde.

Bon ça, ce n’était pas totalement vrai. Si l’on ne pouvait pas qualifier Rebecca de quelqu’un de normal, on ne pouvait pas non plus dire de Mathéo qu’il était normal. Parce qu’il ne l’était pas totalement. Il était un petit fou dans sa tête, et le montrait bien à tout le monde.

Bon les deux jeunes adolescents n’étaient pas d’accord sur un point. Rebecca semblait persuadé que la fac était un prolongement de Poudlard, que les gens seraient les mêmes, et qu’il serait donc facile pour elle de se trouver des sous-fifres et des victimes. Pour le coup, Mathéo ne partageait pas du tout son idée. Pour lui, elle n’arriverait pas à avoir des victimes aussi facilement. Parce que les gens étaient moins stupides que ça, qu’ils étaient plus matures. Et que pour ceux qui avaient été victimisé pendant leur année à l’école, Mathéo les voyait bien prendre la fac comme un nouveau départ, et pas pour une autre occasion de se faire traiter comme de la merde. La jeune femme voulait parier avec lui, visiblement le gagnant pourra choisir le programme complet d’un week-end. C’était plutôt tentant, et Mathéo était d’accord, tout en espérant quand même gagné, il n’avait pas réellement confiance en Rebecca pour prévoir un week-end entier. Il lui tendit la main pour sceller leur pari. Mathéo lui avait fait part de son influence positive. Mais visiblement elle n’en voulait pas. Parce qu’elle aimait bien déglinguer tout le monde, et si elle le faisait, c’était parce que les gens ne méritaient pas son respect. Mathéo leva les yeux au ciel avec un petit rire.

– Franchement tu devrais t’écouter parler de temps en temps, t’es grave. Tes pauvres victimes t’ont surement rien fait. Tu te bases sur quoi pour dire si quelqu’un mérite ton respect ou non ?

Demanda le jeune homme un peu curieux pour le coup. La conversation continua. Pour le week-end qu’ils prévoyaient de passer ensemble, Rebecca voulait qu’il l’aide à trouver des vêtements sexy. Mathéo avait tout de suite été interpellé et lui avait demandé si elle avait quelqu’un en vue, mais la demoiselle n’avait visiblement envie de se plaire qu’à elle, et pour elle qu’elle puisse trouver un mec relevait de l’utopie.

– T’exagère quand même, tu n’es pas si terrible que ça. Je suis sûr qu’un mec peut tomber sous ton charme. Faut juste que ça ne le dérange pas de se faire traiter comme une merde.

Lança le jeune homme tout en rigolant. Tout était réellement prétexte à embêter sa meilleure amie. Mais bon il était quand même gentil avec elle au fond puisqu’il avait accepté de lui faire des papouilles. Elle adorait cela, et Mathéo le savait bien. C’était l’une des seules choses qui lui permettait de rester calme quelques minutes d’affilées.

Ils parlèrent très vite de la petite amie de Mathéo, Ayla, car c’était un sujet plutôt sensible à aborder avec Rebecca. Elle n’aimait pas réellement la jeune femme, donc autant éviter le sujet pour le moment, en attendant que les relations entre les deux demoiselles s’améliorent un peu. Surtout que la Serdaigle avait eu une bien meilleure idée pour profiter de la retenue. Cette folle avait apporté des bouteilles d’alcool. Parfait même si le cerveau du jeune homme aurait surement plus besoin de sommeil, le Serpentard semblait réellement emballé à ne plus suivre le règlement. D’ailleurs il annonça à Rebecca qu’il avait de quoi accompagner l’alcool. Rebecca était plus que partante pour une cigarette magique. Alors le jeune homme attrapa son manteau, et en sortit le nécessaire. Il avait une petite boîte, où il y avait déjà un joint de rouler. Au moins, ça lui ferait gagner du temps. Il le passa à la demoiselle comme elle lui avait demandé.

– Faudrait qu’on se tire dans les toilettes pour le fumer, non ?

Proposa le jeune homme. C’était une proposition. Après tout, c’était soit ça, soit se trouver une planque dehors, et franchement ils étaient quand même plus proche des toilettes. Mathéo n’était pas chaud à l’idée de fumer dans la salle des trophées, parce que le concierge savait qu’il était là, et s’il sentait une odeur bizarre, ça allait forcément lui retomber dessus immédiatement. Donc bon, s’il pouvait éviter de s’attirer d’autres ennuis aussi rapidement, ça l’arrangerait. Question ennui, Rebecca était bien parti pour lui attirer. Ils voulaient tous les deux trouver un moyen de pénétrer dans le bureau du concierge pour se venger de lui. Mathéo voulait que Rebecca l’éloigne pour qu’ils puissent fouiller tous les deux.

– Ouais tu peux dire que t’étais tranquille aux toilettes, quand tu as entendu un petit groupe de première année parler d’un concours : celui qui arrivait à aller jusqu’à la forêt interdite sans se faire choper par Rusard gagnait. Il tombera dans le panneau direct. Mais faudra quand même être rapide, dès qu’il se rendra compte que tu l’as banané, il reviendra en courant.

Lança le jeune homme.

– Mais j’ai confiance en toi, tu peux le faire.



par humdrum sur ninetofive

I'm a wizzard !

J’étais très bien comme j’étais, occupé à me détruire, et puis tu t’es pointée et tu m’as dis de me bouger, et pour la première fois de ma vie j’ai eu l’impression que quelqu’un en avait quelque chose à foutre de ma gueule. ▵ ©️endlesslove.
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MessageSujet: Re: "Même les pires garces peuvent avoir des amis. Pas beaucoup certes, mais tout de même." - Mathéo Collins.  Mar 21 Fév - 23:01
Après deux semaines sans s’être vus, Rebecca et Mathéo étaient réunis dans la salle des trophées. Elle avait décidé de venir lui rendre visite afin de peut-être apaisée sa culpabilité et anéantir son ennui. Depuis que le brun avait commencé ses retenues, elle n’était pas allée le voir. Elle lui en voulait de faire passer sa petite-amie avant elle alors elle s’était vengée en le laissant dans sa solitude. Un soir, elle s’était même amusée à l’imaginer en train de se parler à lui-même à défaut de n’avoir personne d’autre avec qui le faire. Parce qu’elle était du moins sûre d’une chose, il préférait devenir fou que de devoir converser avec le concierge de Poudlard. Sauf que ce soir-là, elle aussi s’ennuyait et elle ne désirait que voir son meilleur ami, raison pour laquelle elle l’avait finalement rejointe. Et puis après tout, la bêtise qui avait conduit le jeune homme à un mois de retenue, elle l’avait faite avec lui, elle en était même l’investigatrice. Ce n’était pas son style de culpabiliser mais ça lui arrivait quelques fois, quand il s’agissait de lui. Et oui, la duchesse pouvait parfois avoir du cœur mais ne rêvez pas, ça restait tout de même très rare.

A peine entrée, elle avait fait sa princesse et elle l’avait fait dans toute sa splendeur. Il était habitué. C’était son caractère et elle ne changerait pour personne. Soit on la prenait telle qu’elle, soit on ne s’approchait pas. Ce n’était pas compliqué et puis après tout, au moins, avec elle, on ne s’ennuyait pas. « Qu’il ne râle pas ! ». Au moins elle l’occupait alors il n’avait le droit de ne rien dire, au contraire, elle le sauvait d’un ennui mortel alors si elle voulait se la jouer Madame la Marquise, elle le ferait oh ! Comme beaucoup de filles de son âge, Becca était une véritable pipelette, bien plus encore que la plupart. Elle parlait, elle parlait et elle ne s’arrêtait pas surtout qu’elle n’avait pas vu le jeune homme dernièrement et qu’elle comptait bien rattraper le temps perdu que ce soit en lui racontant tout ce qu’il avait loupé et en s’acquérant de ce que elle, avait loupé ou bien en le taquinant encore plus que d’habitudes.

Depuis son arrivée dans la salle, les piques ironiques, sarcastiques fusaient entre les deux adolescents qui aimaient leurs joutes verbales. C’était leur mode de fonctionnement et il était rare de voir des personnes qui comprenaient cet amour, un amour différent de celui auquel on pense quand on parle d’amitié. Les déclarations ou tout geste d’affection, ce n’était pas eux. Leur amitié était un peu vache, très certainement de par le caractère piquant de Rebecca mais aussi par celui de Mathéo qui quoique beaucoup plus gentil et moins vexant, n’était pas non plus à Serpentard pour rien. Ils étaient différents certes, c’était indéniable mais ils étaient aussi semblables. Tous deux adoraient faire des bêtises, profiter de la vie, tous deux avaient des familles merdiques, tous deux aimaient les joutes verbales, tous deux tellement fous qu’ils en devenaient suicidaires. Enfin bref, ils n’étaient pas non plus amis pour rien.

Pour le coup, et au plus grand damne de la blondinette, Mathéo gagnait cette joute. Il la gagnait parce qu’il la prenait d’une certaine manière en traitre avec un sujet sur lequel il se savait avoir raison. Il voulait qu’elle admette qu’elle ne supporterait si quelque chose devait un jour lui arrivait. Effectivement, c’était vrai, il avait raison. Il le savait, elle aussi mais elle ne voulait le dire à voix haute sous aucun prétexte. Elle n’acceptait pas d’avouer sa défaire. Un autre point commun entre les deux jeunes : aucun d’eux n’aimait perdre. Pour le brun, on pouvait facilement le deviner à sa hargne de gagner durant les matchs de Quidditch et pour elle, il fallait juste passer quelques minutes avec elle pour réaliser que c’était impossible pour elle, ce n’était pas dans sa personnalité. Malheureusement, il avait une arme fatale en quelque sorte, un atout majeur et contre lequel elle ne pourrait lutter. Elle ne pouvait pas nier cet épisode encore douloureux pour elle, ce cours où l’épouvantard avait prit sa plus grande peur : que Mathéo l’abandonne. Elle en était honteuse et évoquer cet événement avec lui ne ferait que remuer le couteau dans la plaie. Face à ça il était clair pour elle qu’il valait mieux avouer sa défaite. Le vert et argent ne voulait pas utiliser cela, elle s’en doutait fortement mais elle ne voulait pas prendre ce risque parce que si vraiment il avait décidé de gagner, il l’utiliserait quand même.

Sauf que voilà, forcément pour lui, la battre à son propre jeu était jouissif et il n’hésita pas un instant à en profiter et à la taquiner avec sa victoire. Enervée, très mauvaise perdante, elle lui demanda ou plutôt lui ordonna de fermer sa gueule. Bon, à sa place, elle en aurait profité pour l’embêter également et elle n’aurait pas lâché avant un moment, affichant un véritable sourire victorieux sur les lèvres. Mais il était plus facile d’être le gagnant que le perdant. Elle aurait du assumer sa défaite mais elle n’en était pas capable et c’était pour cela qu’elle avait rétorqué qu’il pouvait parler mais que lui aussi serait effondré si jamais il lui arrivait quelque chose. Becca était comme sa petite-sœur, elle en avait parfaitement conscience et elle l’utilisait parfois. Il affirma qu’il le serait effectivement mais que contrairement à elle, lui l’assumait. Elle était une personne importante dans sa vie et il ne s’en cachait pas.

-      Oui bah peut-être que tu t’en moques d’afficher tes sentiments mais moi ce n’est pas le genre de choses que je fais et tu le sais parfaitement mais pour ton égo, tu veux quand même que je te le dise. Et après c’est moi qui suis égocentrique hein…

Ah bah oui, quitte à perdre, elle n’allait pas se laisser abattre. Il voulait qu’elle accepte sa défaite ? Parfait, elle le ferait mais pas sans le faire culpabiliser au passage, au moins un petit peu. Il lui lança ensuite n’être ni boulet ni chiant, simplement qu’elle était trop dégoutée par sa défaite pour ne rien dire. Il lui conseilla de garder la classe et elle prit un air offusqué.

-      Mathéo Collins ! Oserais-tu insinuer que je ne garde pas la classe en toute circonstance ?!

Becca pouvait vraiment être amusante quand elle s’y mettait de par l’exagération qu’elle mettait dans chaque situation : elle pouvait parfois être ridicule mais pour elle, c’était parfaitement sérieux. Prenez une personne qui côtoyait la bleu et bronze et mettez là devant cette scène, elle ne reconnaitrait pas la jeune femme parce que celle-ci, quoiqu’en restant elle-même était néanmoins différente avec Mathéo.

Rebecca et Mathéo était liée l’un à l’autre, ils étaient proches, très proches et indissociables. Un peu comme les deux doigts de la main. Ils ne pouvaient pas être l’un sans l’autre ou ils ne seraient pas réellement eux-mêmes. S’il arrivait quelque chose à l’un, il était certain que l’autre ne s’en remettrait pas, jamais. La belle MacMillan avait beau dire, elle connaissait la vérité. Si son meilleur ami devait mourir un jour, elle ne pourrait jamais s’en remettre. Il lui manquerait une part d’elle importante, comme un bras ou une jambe. Elle apprendrait à vivre sans, parce qu’elle n’aurait alors par le choix mais elle ne s’en remettrait pas, elle ne pourrait plus être elle. Mathéo était la seule personne qui comptait pour elle, le seul qui pourrait la faire pleurer s’il venait à disparaitre. Et elle savait qu’à l’inverse, c’était exactement pareil. Il serait anéantit s’il lui arrivait quelque chose, elle le savait parfaitement. Bref, leur amitié était unique et extraordinairement forte.

Rebecca était une peste et Mathéo était plus gentil. C’était un aspect de la personnalité du brun qu’elle acceptait mais qu’elle considérait comme une faiblesse. Pour elle, être gentil était une perte de temps et c’était en plus de cela, ennuyeux. Elle, elle était parfaite ou presque dans sa tête et elle exigeait être appelée princesse, c’était le minimum pour une personne comme elle. Il l’avait fait une fois mais savoir que ça lui plaisait avait apparemment donné envie au Serpentard de ne pas utiliser ce surnom. Elle faisait la moue. Il était vraiment chiant quand il s’y mettait mais c’était aussi pour ça qu’elle s’entendait mieux avec lui qu’avec n’importe qui : les autres avaient tendance à lui céder alors que lui ne le faisaient pas et d’une certaine façon, il était son pied à terre, celui qui la maintenait dans la réalité. Elle n’était pas non plus sans ignorer que s’il n’était pas là, son narcissisme la ferait devenir folle et créer une réalité qui ne serait pas celle des autres. C’était déjà le cas, mais ça n’en était pas encore à un point de non-retour.

-      Oui. Je suis parfaite. Mais je te ferais dire mon cher que si j’avais voulu apprendre la gentillesse je l’aurais fais depuis longtemps, ce n’est pas comme si je n’avais pas eu le temps en … sept ans. Je suis certes une grande malade mais on sait tous les deux que c’est pour ça que tu m’aimes.

Elle lui fit un clin d’œil et un sourire victorieux. Il ne voulait donc définitivement pas l’appeler Princesse. Quel chieur celui-là quand il s’y mettait. Un véritable rabat-joie. Non mais sérieux, il abusait et beaucoup.

Mine de rien, ce soir là, ce soir de retrouvailles était un peu exceptionnel dans le sens où Rebecca était généreuse, et finalement pas qu’un peu. Dans un premier temps, elle s’était mise à aider le jeune homme dans sa dure tâche mais pas sans râler quand même, et dans un second elle lui avait annoncé lui avoir enlevé une épine du pied avec un devoir (deux en fait) que le garçon n’aurait pas à faire, lui assurant ainsi une note à peu près potable et des heures de sommeil en plus. Et comment cet idiot la remerciait ? Il la taquinait en lui affirmant que s’il ratait ses examens, ce ne serait pas bien grave, qu’il pourrait toujours rester un an de plus avec Ayla et ça pour Becca, ça ne passait pas. Ce n’était pas un sujet avec lequel elle plaisantait et elle lui fit clairement comprendre avec un ton froid, un regard distant et en faisant la tête. Néanmoins, elle s’était bien vite reprit mais pas assez pour qu’il ne le remarque pas. Mathéo lui dit ne pas nier, qu’il voyait dans ses yeux puis qu’il lisait en elle comme dans un livre ouvert. Elle était gênée face à de telles paroles et elle n’aimait pas ça, elle n’aimait pas se sentir faible et impuissante. Alors elle lui rétorqua qu’il commençait à devenir flippant, tel un psychopathe et il lui rétorqua être un garçon tout à fait normal.

-      Hum.  Laisse-moi rire. Non mais sérieux tu dis que des bêtises depuis tout à l’heure. Tu crois lire en moi ? Ok, qu’est-ce que je ressens, là maintenant tout de suite ?

Il voulait jouer ? Très bien, dans ce cas, ils joueraient et elle lui prouverait qu’elle était plus forte que lui. Il s’amusait à ses dépens et il était clairement hors de questions qu’elle le laisse faire. « Allez Collins, essaye de devenir qu’on se moque un peu » pensait-elle tout en souriant en coin.

Elle affirmait ne pas avoir besoin de lui à la fac mais lui pensait le contraire, étant persuadé qu’elle n’arriverait pas à se faire de nouveaux sous-fifres, qu’elle ne traumatiserait pas autant de personnes qu’à Poudlard et ils parièrent. Celui qui aurait raison pourrait choisir le programme de tout un week-end. Becca aimait parier, tant que ce n’était pas de l’argent ou que cela n’engageait pas à des rapports sexuels, elle aimait sentir l’adrénaline monter en elle. C’était peut-être anodin pour beaucoup de personnes mais pour elle ça ne l’était pas du tout pour eux. Si c’était la jeune femme qui gagnait ce serait un samedi shopping où il devrait porter tous ses sacs, avec une soirée films moldus, ce qu’elle adorait en dépit de son sang-pur. Elle exigerait également des papouilles et peut-être un massage des pieds, quoique sur ce point, peut-être qu’elle aurait pitié s’il ne râlait pas de trop. Pour le dimanche elle se ferait simplement traitée comme la princesse qu’elle était et passerait tout bonnement la journée à discuter, de tout et de rien comme au bon vieux temps avec lui. Ce ne serait pas l’enfer pour le jeune homme mais pas non plus de tout repos. Il la qualifiait de diva ? Parfait, il verrait ce qu’était une diva. Bien sûr, la blondinette n’était pas sans ignorer qu’à l’inverse, si elle perdait, elle risquait également d’en baver. Par la suite, Mathéo lui affirma avoir une influence positive sur elle, ce qui était vrai en soit, mais elle la railla en lui rétorquant qu’elle préférerait que ce ne soit pas le cas, qu’elle aimait déglinguer tout le monde, que de toute manière, ils n’avaient pas son respect.

-      Hum… sur quoi je me base ? Bah sur beaucoup de choses en fait parce que je peux donner mon respect de différentes manières. Toi par exemple c’est parce que tu me tiens tête mais aussi parce que tu ne fies pas qu’aux apparences. Je suppose que ceux sont deux points importants mais je dirais être capable de repousser ses limites aussi et aimer s’amuser, profiter.

Le Serpentard était apparemment assez rêveur et quand Rebecca lui avait annoncé que pendant leur sortie à Londres elle désirait qu’il l’aide à trouver des vêtements sexys, il avait vainement espéré qu’elle ait un mec en vue. Il lui avoue avoir bien le droit de rêver et elle lui dit que c’était carrément utopique. Elle ? En couple ? La bonne blague.

-      Si ça ne le dérange pas de se faire traiter comme une merde, peu de chance que moi je tombe sous son charme mon cher. Tu connais visiblement mal mes goûts en la matière.

Il avait beau la taquiner, il était quand même assez attentionné envers elle pour céder et lui avoir ainsi fait des papouilles dans les cheveux, chose dont elle était raide dingue. Il le savait parfaitement et d’une certaine manière, elle espérait qu’il en ferait par au garçon avec qui elle sortirait si par miracle un jour une telle chose arriverait. Le sujet d’Ayla avait été à nouveau évoqué et Becca avait cette fois-ci fait un effort pour tenir une conversation sérieuse sur le sujet avec son meilleur ami. Ainsi, il aimait la jeune femme. Très bien, la Serdaigle se retiendrait de tenter de les séparer mais que ce soit clair, si elle le faisait pleurer, Azkaban serait un échappatoire doux et merveilleux à côté de ce qu’elle lui réserverait. Mais il était temps de passer aux choses sérieuses : soit à l’amusement et aux bêtises. La blondinette avait sorti deux bouteilles d’alcool et à son plus bel émerveillement, Mathéo venait de sortir à son tour quelque chose qu’elle aimait beaucoup : des cigarettes magiques. La soirée allait en effet prendre un tout autre tournant. Par contre, un souci restait existant, ils n’allaient pas fumer dans la salle des trophées. Il proposa les toilettes et elle accepta. Avant de quitter la pièce, elle vérifia qu’elle ne voyait ou entendait pas Rusard arriver et ils se dirigèrent vers leur petit endroit fumette, là où ils seraient tranquilles mais où ils pourraient toutefois surveiller l’arrivée éventuelle du concierge.

Une fois dedans, ils s’enfermèrent dans une des toilettes à leur disposition et elle tendit la main vers lui, en attendant qu’il lui en donne une. Rebecca n’en avait pas fumé depuis ce qui lui semblait être une éternité et elle était assez impatiente. Bien sûr, elle avait ramené les deux bouteilles d’alcool qu’elle posa sur le rabat des toilettes qui leur servirait donc de « table ». Puis, ils continuèrent de parler de leur plan pour se venger de Rusard. Elle devrait faire diversion pour l’éloigner assez longtemps pour qu’il puisse entrer dans son bureau, fouiller, trouver la perle rare et ressortir. Rien que ça, elle avait pas du tout la pression. Il lui avoua qu’il avait confiance en elle. Cet idiot savait vraiment comment la faire céder parce que même si elle avait proposé l’idée, elle n’était pas forcément très chaude quant à cette partie du plan. Quand le concierge réaliserait qu’elle l’avait entubé, elle serait dans la merde si elle n’était pas dans son lit.

-      Faudra que je retourne directement dans mon dortoir après avoir quitté son bureau, j’emporterais la preuve compromettante avec moi au cas où il te fouille. Et si je me fais chopper je dirais que je devais absolument venir t’apporter tes cours, au pire je me prendrais juste une petite colle.
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Bonjour ! J'appartiens à la maison : Slytherin. J'ai posté : 532 hiboux. Grâce à moi ma maison a gagné : 2079 pour une aventure ! Je suis de la génération : Etudiant de 1977. . Je suis un aventurier : Oui. A savoir sur toi : « Un peu trop fêtard parfois, j’ai surtout le chic pour me m’attirer des ennuies. Vraiment pour le coup, j’ai pas de chance du tout, donc faites attention quand vous m’approchez. Sinon je suis quelqu’un de gentil et de doux, même si je peux être un peu trop caractériel quand j’ai fini ma limite. En clair, me cherchez pas trop. J’ai toujours ce problème avec les filles. Du mal à les approcher et encore plus à conclure. Vous voyez le gars qui transpire, avec les mains tremblantes, et qui bégaye à chaque fois qu’une fille lui adresse la parole ? Bah ce type c’est moi … »

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MessageSujet: Re: "Même les pires garces peuvent avoir des amis. Pas beaucoup certes, mais tout de même." - Mathéo Collins.  Mer 22 Fév - 19:08


“Bouge tes fesses et vient m'aider.”



Rebecca & Mathéo




Cela faisait du bien aux deux meilleurs amis de se retrouver enfin après deux semaines sans s’être vus. Bon ils s’étaient croisés brièvement en cours évidemment, mais ils n’avaient pas vraiment eu le temps d’avoir un moment ensemble, tranquille, pour pouvoir discuter ou rigoler. Rebecca avait été inspiré et avait drôlement bien fait de venir rejoindre le Serpentard dans la salle des trophées. Il était censé être en retenue, mais comme le concierge l’avait laissé seul, comme à son habitude, il pouvait bien avoir un peu de compagnie. Au moins, ça l’empêcherait de partir totalement dans son délire, et de commencer à parler seul ou encore de se faire un petit karaoké. Oui parce qu’à force de rester totalement seul dans une pièce, on commence légèrement à péter les plombs, et Mathéo en avait les frais quelques fois. Il s’était surpris à reprendre des chansons moldus, à danser avec les trophées, et à se faire la conversation. Rassurez-vous il ne devenait pas totalement fou, mais c’était un moyen comme un autre de s’occuper lorsque l’on commençait réellement à s’ennuyer. Car le jeune homme passait quand même entre trois et quatre heures chaque soir à faire ses retenues, et au bout d’un moment ça faisait bien long. Ce soir, il n’aurait pas à le faire. Il aurait une personne réelle à qui parler, avec qui discuter de choses et d’autres. Elle devait surement s’ennuyer pour se déplacer ici, mais Mathéo en était très heureux. Après tout, ils étaient réellement amis depuis un bon bout de temps maintenant, presque sept ans, et c’était vraiment l’une des personnes qu’il avait envie de voir. Avec elle, le temps allait surement passer beaucoup plus vite, il en était sûr. Elle allait surement l’embêter, le taquiner, lui balancer quelques horreurs à la figure. Mais c’était comme ça qu’il l’aimait. Après tout si elle était un amour, et qu’elle était venue l’aider à nettoyer, Mathéo n’aurait surement pas compris, et se serait demandé où était passé la vraie Rebecca.

Mais elle était bien elle-même, elle n’avait pas changé, et allait le lui prouver à peine entré. Comme à ses habitudes, elle se la jouait princesse. C’était son caractère, elle était comme ça depuis des années maintenant, et le jeune homme avait appris à le supporter et à l’accepter. De toute façon, il n’avait pas trop le choix. Elle n’allait surement pas changer de comportement et de personnalité simplement pour ses beaux yeux. Elle l’embêtait beaucoup, à peine arriver. Mathéo avait bien le droit de râler et de se plaindre un peu, mais toujours dans la bonne humeur. Il n’y avait jamais réellement de méchanceté entre les autres. Du moins, ce n’était pas voulu. Il ne voulait pas la blesser exprès, c’était simplement de la taquinerie, comme un frère et une sœur qui se chamaillaient. Et Rebecca était bien comme toutes les filles d’ailleurs, elle parlait beaucoup. Mais genre vraiment beaucoup. C’était presque impossible de la faire taire, et en cela c’était presque incroyable. Comme si on l’avait empêché de parler pendant toute une journée, et qu’elle voulait se rattraper le soir venue en balançant toutes les informations qu’elle avait emmagasiné. Une amitié vache, qu’on pouvait appeler. Parce qu’ils n’étaient pas tendre ni l’un ni l’autre. C’était dans leur caractère. Et même si Mathéo semblait plus gentil et plus doux que Rebecca, il ne fallait pas le sous-estimer, il n’était pas à Serpentard pour rien.

D’ailleurs le Vert et Argent était super fier de lui, il avait gagné la joute verbale contre Rebecca. Et c’était très rare. Même s’il n’était pas mauvais dans l’art de balancer des vacheries. Généralement, c’était son acolyte Serdaigle qui allait le plus loin et qui décrochait la victoire. Mais pas ce soir, Mathéo avait réussi à lui boucler le bec, et pour le coup il n’avait pas la victoire modeste, pour le plus grand désarroi de la Serdaigle. Elle était obligée d’admettre qu’elle ne s’en remettrait pas s’il arrivait un jour quelque chose à son meilleur ami. Parce qu’il la connaissait et qu’il savait qu’elle tenait à lui plus que tout, même si elle n’était pas le genre de fille à faire des déclarations d’amour à tout va. Mathéo avait même une preuve : son épouvantard. Mais il n’allait pas l’utiliser, il n’en avait pas besoin, et n’avait pas envie de lui faire du mal non plus. Ce n’était ni son genre, ni son envie. Il était un peu protecteur envers elle, et il ne ferait jamais quelque chose intentionnellement qui puisse la blesser. Heureusement pour elle, elle finit par lui donner raison. C’était tellement jouissif de la battre à son propre jeu que le garçon en faisait des tonnes pour la narguer bien comme il faut. Evidemment la princesse n’aimait pas beaucoup cela. Il était toujours plus facile de gagner en bon joueur que de perdre. Et Rebecca était réellement une mauvaise joueuse. Elle voulait retourner le jeu en lui disant que lui aussi serait surement dévasté s’il lui arrivait quelque chose. Mais au contraire de Rebecca, Mathéo assumait pleinement. La demoiselle était énervée, et si lui ça ne le dérangeait pas d’étaler ses sentiments sur la place publique ce n’était pas son cas. Elle le traita par la même occasion d’égocentrique, ce qui fit beaucoup rire Mathéo. Le garçon voulait qu’elle accepte sa défaite, ce n’était quand même pas si compliqué que ça. Elle n’avait pas besoin de se la jouer grande duchesse, ça arrivait à tout le monde de perdre un jour ou l’autre.

– Allez tu as perdu, tu vas t’en remettre, pas besoin de te mettre dans tout tes états.

Balança Mathéo tandis qu’il continuait de bien rire. Elle ne changerait donc jamais, il fallait toujours qu’elle en fasse trop, et qu’elle soit excessive. Mais elle était amusante à sa façon. Elle était ridicule mais au moins assumait ce petit côté. Mathéo l’appréciait comme elle était de toute façon, et pour rien au monde il ne voudrait qu’elle soit différente. Ils étaient tous les deux vraiment très proches. Sans être semblables, leurs différences leur permettaient de bien se compléter. Et s’il y avait bien une chose qui était sûr, c’était que ni l’un ni l’autre ne s’en remettrait s’il arrivait quelque chose à l’autre. Après toutes ces années passés ensemble, ils étaient plus que des amis, ils étaient une véritable famille. Elle était une partie de lui au final. Et c’était ce qui rendait leur amitié si forte et si exceptionnelle. Le Serpentard savait à quel point il avait de la chance de l’avoir trouvé.

Elle était la peste, et il était le gentil. C’était comme ça. Différent mais quand même toujours ensemble. Mathéo aimait bien ce petit côté piquant chez sa meilleure amie. Cela mettait beaucoup d’ambiance dans leur vie. Bien sûr, parfois il aimerait quand même qu’elle soit un peu plus gentille, notamment quand il s’agit d’Ayla. C’était surement à cause de son caractère explosif que les deux Serdaigle n’arrivaient pas réellement à s’entendre. Mais Rebecca ne voyait pas les choses comme ça, pour elle il n’y avait absolument aucun problème, elle se trouvait même parfois parfaite. Parce que la gentillesse était simplement une faiblesse pour elle. Elle voulait qu’il l’appelle Princesse, mais Mathéo n’en avait aucune envie et il n’avait certainement pas l’intention de lui céder. Il avait très vite compris qu’avec la demoiselle il fallait réussir à lui tenir tête pour ne pas se faire bouffer. Et puis il n’avait pas peur d’elle ou de représailles, alors forcément ça l’aidait à être plus confiant pour la défier. Elle lui fit remarquer que si elle avait voulu apprendre la gentillesse, elle l’aurait fait. Ah la la elle ne changerait donc jamais celle-ci. Mathéo les yeux au ciel en guise de réponse, tandis qu’elle lui faisait un clin d’œil, accompagné d’un petit sourire victorieux.

Rebecca se montrait réellement très généreuse ce soir. Car aider n’était absolument pas dans son caractère. Pourtant elle mettait la main à la patte pour ne pas laisser Mathéo se tuer au travail en astiquant tout seul toutes les médailles. Bon elle avait beaucoup râlé, mais ça c’était aussi dans sa personnalité, et on ne pouvait pas lui enlever. L’avantage c’était que le travail allait beaucoup plus vite à deux que tout seul. Et en plus de l’aider à astiquer, elle lui avait annoncé avoir fait un devoir pour lui. C’était une très bonne nouvelle, et ça enlevait une épine du pied de Mathéo, qui était bien évidemment en retard sur tous ses devoirs à rendre, n’ayant que très peu de temps pour s’y attarder dessus à cause de ses heures de retenues. Parfait, elle était réellement un amour. Et en guise de remerciement, le Serpentard la taquina à propos d’Ayla. Mais l’idée de rester un an en plus à Poudlard pour sa petite amie ne faisait pas du tout plaisir à la Serdaigle. Mathéo l’avait bien vu, et lui avait sorti qu’il pouvait lire en elle comme dans un livre ouvert. Joueuse, et toujours prête à avoir le dernier mot, elle lui demanda donc de lui dire ce qu’elle ressentait maintenant, comme pour prouver qu’il avait totalement tort. Elle était réellement impossible quand elle s’y mettait celle-ci.

– Relax, c’était une image, et puis c’est pas sur commande non plus.

Répondit-il avec le sourire. Elle devait arrêter d’analyser tout le temps chaque parole qui sortait de la bouche de son meilleur ami, sinon elle n’avait réellement pas fini la pauvre. Toujours dans l’exagération et le plaisir de l’embêter, elle lui affirmait ne pas avoir besoin de lui à la fac. C’était totalement faux, et il le savait. Elle ne pouvait pas jouer sur tout quand même. Ils avaient donc parié sur le fait qu’elle n’arriverait pas à se trouver de nouvelles victimes après Poudlard. Le prix du gagnant serait de choisir le programme de tout un week-end. C’était drôle, puis au fond ce n’était pas bien méchant. Même s’il perdait, passer deux jours avec sa meilleure amie, n’était pas la chose la plus terrible au monde. Il lui avait quand même dit avoir une influence positive sur elle. Et il le pensait réellement, s’il n’était pas là, elle serait sans doute pire avec tout le monde. Elle lui expliqua donc un peu sur quoi elle se basait pour respecter les gens. Intéressant.

Mathéo rigola. Après tout, il ne pouvait pas répondre grande chose à Rebecca qui était sans doute persuadé d’avoir raison. Il s’était tout de même interrogé sur la raison pour laquelle elle voulait absolument acheter des vêtements sexy. Etait-ce à cause d’un garçon ? Non définitivement pas. Elle le taquina un peu sur le sujet.

– Non je connais pas trop tes goûts sur les mecs en effet, puisque j’en ai jamais réellement vu survivre à un premier rencard avec toi.

Répondit-il pour l’embêter. Même s’il la taquinait beaucoup, il pouvait aussi se montrer attentionné, et c’est pourquoi il accepta de lui faire quelques papouilles dans les cheveux. Au moins, ça allait la calmer un peu. Après avoir abordé une nouvelle fois le sujet Ayla, il était grand temps de se la jouer un peu moins sérieux, et c’est pourquoi Rebecca sortit deux bouteilles d’alcool. Parfait, le vert et argent en attrapa une et but plusieurs gorgées. Qu’est-ce que ça pouvait faire du bien de se détendre un peu. Mathéo avait également du matériel pour passer une bonne soirée : des cigarettes magiques. Il lui en restait une déjà roulé, vestige de sa dernière soirée. Bon par contre, ils ne pouvaient très certainement pas rester ici, dans cette pièce, pour le fumer. Sans quoi Mathéo serait évidemment tout de suite accusé, et il risquait encore d’avoir de très gros problèmes. Il proposa donc d’aller aux toilettes, et Rebecca accepta. Ils y allèrent donc et s’enfermèrent dans l’une des toilettes. Mathéo lui en donna donc une. Il alluma la sienne, et commença donc à tirer quelques bouffées.

Les deux amis continuèrent leur discussion sur comment se venger de Rusard. Ils voulaient absolument trouver quelque chose pour lui faire regretter tout ce qu’il faisait subir aux élèves depuis un bon moment. Mais pour cela, il faudrait surement réussir à entrer dans son bureau. C’était là-bas qu’ils trouveraient des choses compromettantes à son sujet. Mathéo proposa donc qu’elle fasse diversion en l’envoyant à l’autre bout du château qu’ils puissent avoir au moins dix minutes pour bien fouiller son bureau. Il avait besoin d’elle pour le coup. Mais elle n’était pas forcément chaude à cette idée, elle avait quand même de grandes chances de se faire prendre pour le coup. Elle lui expliqua qu’elle devrait retourner directement dans son dortoir après avoir quitté le bureau. Elle lui expliqua les différentes options s’ils se faisaient choper.

– Ok ça me va. On y va ?

Cigarette éteinte, c’était le moment ou jamais. Alors les deux jeunes sortirent des toilettes. Mathéo voulait se rendre à nouveau dans la salle des trophées avant que Rebecca n’aille voir la concierge, pour pas qu’il n’ait trop de doutes. Mais quand ils se retrouvèrent dans le couloir, Rusard se tenait juste devant eux. Oups. Ca sentait bien mauvais pour eux avant même d’avoir commencé. Comme quoi il devait réellement avoir un radar, ce n’était pas possible autrement. Mathéo le regardait avec de grands yeux ronds, tout en se demandant ce qui allait se passer. Finalement il ouvrit la bouche, l’engueula d’être sorti de la salle des trophées, et renvoya Rebecca dans sa salle commune. Bon lui devait quand même continuer à astiquer. La chance, ce n’était pas son truc. Mais ce n’était pas si grave que cela après tout. Les deux compères pourront toujours essayer de rejouer un mauvais tour au concierge un autre jour. En attendant, il n’avait plus qu’à faire briller les dernières médailles, avant d’enfin pouvoir regagner son lit bien douillet.



par humdrum sur ninetofive

I'm a wizzard !

J’étais très bien comme j’étais, occupé à me détruire, et puis tu t’es pointée et tu m’as dis de me bouger, et pour la première fois de ma vie j’ai eu l’impression que quelqu’un en avait quelque chose à foutre de ma gueule. ▵ ©️endlesslove.
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"Même les pires garces peuvent avoir des amis. Pas beaucoup certes, mais tout de même." - Mathéo Collins.
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